DANS LE SILLAGE DE LA CONFÉRENCE FIKRA: Dix start-up passent du stade de l’idée au projet

Lesoir; le Jeudi 13 Decembre 2012
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Première conférence totalement dédiée à la promotion et à la valorisation d’idées d’avenir, Fikra a réuni porteurs d’idées, potentiels investisseurs et décideurs avec pour but la création d’une alchimie pour que l’idée se transforme enfin en projet.
Nawal Imès- Alger (Le Soir) - Dans une ambiance peu classique, l’agence Allégorie a réuni 400 participants autour d’une problématique : transformer des innovations en projets concrets. Les initiateurs présentent cette initiative comme «une formidable caisse de résonance dans laquelle se retrouvent des personnes dynamiques en recherche d’inspiration, d’opportunité, de networking, et donc d’avenir». Une dizaine de startup a déjà pu passer du stade de l’idée au projet. Elles ont, grâce à une plus grande visibilité, pu bénéficier du soutien et du coaching de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. Présent à l’ouverture de cette conférence, Chérif Rahmani, ministre de l’Industrie, a encouragé les jeunes porteurs de projets à concrétiser leurs idées affirmant que «l’avenir appartient aux jeunes». Des jeunes présents en force à la conférence ont néanmoins fait part de leurs craintes face aux embûches d’ordre bureaucratique, notamment. Des panels de spécialistes se sont succédé pour donner leur vision autour de thèmes liés à l’entreprenariat, à l’innovation et à la promotion. Pour Robert Tkach, directeur des systèmes et transmission au Bell Labs, a expliqué que «l’innovation n’est pas une simple découverte», insistant sur la nécessité de persévérer et de tirer les leçons des échecs. Rédha Hamiani, intervenant pour expliquer les enjeux du marché algérien et comment y réussir dans la durée, a été droit au but : il est urgent de passer le flambeau afin que l’innovation puisse permettre à l’économie de rattraper le retard qu’elle a accusé. Le marché algérien, dira le président du FCE, s’est mis «hors jeux» et a pris sa revanche avec un penchant vers l’informel. Aujourd’hui, dit-il, l’Algérie évolue dans une économie de la demande et se caractérise par une demande toujours plus forte. Une demande dont l’Algérie ne peut même pas se féliciter puisque la production nationale n’est pas en mesure d’y répondre. En définitive, il dira que même si le climat des affaires en Algérie n’est pas très encourageant mais son message aux jeunes est clair : s’accrocher et innover car, dit-il, au regard des grands besoins, les chances de se tromper sont faibles.
N. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): N. I.

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