DEPARDIEU ENTRE LES COTEAUX DE TLEMCEN ET L’EXIL FISCAL EN BELGIQUE: Vin et pots-de-vin d’Algérie

Lesoir; le Mercredi 19 Decembre 2012
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De notre bureau de Bruxelle, Aziouz
Mokhtari
La chronique ne nous dit pas comment Depardieu s’est acquitté de ses
obligations fiscales en Algérie. A-t-il payé le fisc ou versé des
pots-de-vin ?Les Belges sont très remontés contre la campagne médiatique contre la décision de Gérard Depardieu de s’installer dans le royaume. Non pas tant que l’autre pays de la Gaule soit d’accord avec la fuite fiscale d’«Obelix» non, rien de cela ! Les Belges ne veulent pas qu’on assimile leur pays à un paradis fiscal, il n’en est pas un, c’est vrai. Ici, la taxe sur les revenus du travail est l’une des plus élevées au monde et Depardieu a quitté son pays pour éviter les prélèvements immobiliers et bénéficier des droits de succession plus intéressants. L’acteur français, qui sait aussi bien taquiner la bouteille — la rumeur algérienne qui se trompe rarement le donne pour acquéreur de bons coteaux à Tlemcen et à Annaba — que jouer des impôts, avait, aussi, c’est à relever, été l’un des protégés du bouclier fiscal de Sarkozy que François Hollande a abattu froidement et, très, justement, selon les sondages les plus récents en France. Et à ce niveau, les Belges n’y sont pour rien et le font savoir par leur presse à eux. Plus crédible et ayant moins d’atomes crochus avec les pouvoirs de l’argent et politiques que sa sœur aînée, française. Pour autant, Depardieu est triplement fautif en prenant la poudre d’escampette et en élisant domicile en Wallonie, à quelques encablures de la France. Il a, tout d’abord, quitté le navire en pleine tempête, la crise dans son pays est aiguë, difficile, dure à vaincre. Ensuite, et ça tout le monde le sait, l’acteur talentueux ne vivra pas en Belgique, il y a élu domicile pour ne pas avoir à «casquer» aux contributions françaises, c’est tout. C’est un grossier mensonge par anticipation. Et de trois, lors de ses soutiens publics et récurrents pour Sarkozy lors de la dernière présidentielle, Depardieu disait apporter son apport et sa voix à celui qui «permettra à la France de s’en sortir qui accorde autant de valeur aux droits qu’aux devoirs». Ainsi donc, Depardieu disait tout faux, alors, et la seule patrie de celui qui campait si bien «Cyrano», «Robespierre» et tant d’autres personnages de l’histoire de France est seulement, tout bonnement son portefeuille. Les uns après les autres, beaucoup de riches, ex-soutiens du richissime Nicolas de Hongrie, devenu président de France (2007-2012) se découvrent et apparaissent pour ce qu’ils sont : de simples exilés fiscaux, doux euphémisme pour ne pas qu’on dise d’eux des «fraudeurs du fisc». La chronique ne nous dit pas comment Depardieu s’est acquitté de ses obligations fiscales en Algérie. A-t-il payé le fisc ou versé des pots-de-vin ? Ce qui serait quelque part cohérent vu ses acquisitions et attitude par rapport à l’argent…
A. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. M.

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