Développement local à Mila: Démêler l’écheveau bureaucratique d’abord !

Lesoir; le Lundi 30 Novembre 2015
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Mettant le doigt sur la plaie et donnant un grand
coup de pied dans la fourmilière, le wali de Mila, monsieur Madani
Fouatih Abderrahmane, est, semble-t-il, décidé à sévir contre ce carcan
bureaucratique qui s’est formé autour et à l’intérieur de la plupart des
services administratifs et financiers de la wilaya, allant jusqu’à
empêcher toute velléité de développement ou d’amélioration des
conditions de vie des citoyens.
Des organes censés gérer les affaires et les deniers publics mais qui se
sont transformés, malheureusement pour une raison ou pour une autre, en
empêcheurs de tourner en rond, rendant obsolète toute initiative émanant
des pouvoirs publics centraux.
Le wali est allé jusqu’à les qualifier de «nababs qui gèrent la wilaya
comme bon leur semble !» Les organes de contrôle financier des deniers
publics (contrôle financier et trésorerie), dénoncés d’ailleurs, de par
leur gestion, par beaucoup de monde, ont eu la grosse part de la
sentence, eux dont les services ne font que dans «la formulation de
rejets, et ce, pour le plus banal des motifs, motif qui n’est, souvent,
jamais mentionné dans le rejet, créant de ce fait des situations de
blocage et de retard intenables et inadmissibles». Dans la foulée, le
wali a instruit le contrôleur financier de ne plus procéder à un
quelconque rejet, mais plutôt de convoquer la partie contractante de
l’engagement, pour faire ressortir l’erreur, si erreur il y a, afin de
pouvoir la rectifier dans les plus brefs délais et, idem pour les
mandatements destinés à la trésorerie de la wilaya. Des administrations
et autres organismes publics à l’instar de la Direction de l’habitat, du
Domaine, de la Conservation foncière, du Cadastre, de l’Agence foncière,
de l’OPGI, de la Sonelgaz, de l’ADE, des daïras et des APC, n’ont pas
été du reste en recevant leur part de remarques et leur lot
d’instructions.
Conviant, à une réunion élargie, tous les acteurs du logement, y compris
les promoteurs LSP et LPA dont les programmes traînent dans le temps ou
carrément à l’arrêt, pour un quelconque problème technique ou
administratif, le wali s’est donné le temps de les écouter un par un et,
devant témoins et partenaires, afin d’aplanir tous les obstacles et les
litiges, dans la semaine qui suit, promet-il, mettant devant leurs
responsabilités respectives, tout ce beau monde, avec une condition et
une seule, en finir définitivement avec ce dossier LSP et LPA au plus
tard à fin 2016.
«A partir de ce délai là, je ne veux plus en entendre parler de ce type
de logements dans notre wilaya», martèle-t-il, un délai qui semble
convenir à tout le monde et c’est tant mieux !
A signaler que la wilaya de Mila a bénéficié d’un programme de l’ordre
de 8 100 unités, réparties entre LSP (7 000) et LPA (1 100), et ce,
durant les deux derniers plans quinquennaux 2005-2009 et 2010-2014 et
seulement 5 722 LSP (dont à peine 3 780 exploités) et 50 LPA achevés !
C’est dire qu’à Mila, le logement traîne et peine dans le temps et dans
l’espace et seuls les boucs émissaires paient cash les frais de cette
situation ubuesque, les souscripteurs à ces modes de logements !
A. M’haïmoud

Categorie(s): régions

Auteur(s): A. M’Haimoud

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