Dialogue national en Tunisie: Une nouvelle séance sur le choix du futur Premier ministre

Lesoir; le Mardi 5 Novembre 2013
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Une nouvelle séance de dialogue s'est ouverte hier
après-midi pour tenter de parvenir à un consensus sur le nom du prochain
chef du gouvernent en Tunisie.
Cette séance intervient après une prolongation de plus de 36 heures du
délai initialement fixé dans la feuille de route.
La classe politique aurait dû, selon le calendrier initial des
négociations, s'accorder samedi sur l'identité d'un Premier ministre
indépendant appelé à succéder à Ali Larayedh à la tête d'un cabinet
apolitique. Mais les négociateurs ne sont pas parvenus à départager deux
candidats : Mohamed Ennaceur, 79 ans, soutenu par l'opposition, et Ahmed
Mestiri, 88 ans, soutenu par le parti au pouvoir, Ennahda, et ses
alliés.
Ennahda juge que M. Mestiri est le plus indépendant des prétendants,
tandis que l'opposition le considère trop vieux et trop faible pour
assumer la charge. Ennahda a aussi souligné que M. Ennaceur était trop
proche du parti d'opposition Nidaa Tounès. «Nous n'avons aucun (autre
nom) à proposer» qu'Ahmed Mestiri, a prévenu hier Rached Ghannouchi,
chef d'Ennahda, avant la reprise des pourparlers.
L'opposition commençait pour sa part à se montrer pessimiste. «S'il n'y
a pas de consensus aujourd'hui, ce sera l'échec» des négociations, a
estimé Samir Bettaïeb du parti Al Massar.
Dans un communiqué, cité par l'agence TAP, le Parti des travailleurs met
en garde contre les dangers de la poursuite de cette situation de
blocage, rejetant toute autre prorogation des délais de la feuille de
route.
Le Parti des travailleurs a appelé le quartette parrainant le dialogue à
assumer ses responsabilités et à agir face aux manœuvres menées contre
son initiative, soulignant son attachement au calendrier fixé dans la
feuille de route concernant la démission du gouvernement Larayedh et le
parachèvement des travaux de l'Assemblée constituante par l'adoption de
la Constitution et de la loi électorale. Ce dialogue national vise à
sortir la Tunisie de la profonde impasse dans laquelle elle est plongée
depuis l'assassinat le 25 juillet du député d'opposition Mohamed Brahmi.

M. Larayedh a accepté de laisser la place à un gouvernement apolitique à
condition que l'ensemble du calendrier de ce dialogue soit respecté.
Celui-ci prévoit la mise en place d'une législation et d'un calendrier
électoraux ainsi que le lancement de la procédure d'adoption de la
Constitution, en cours d'élaboration depuis deux ans.

Categorie(s): monde

Auteur(s): lesoir

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