ELLES VEULENT SIÉGER À L’APN: Les personnes handicapées demandent leur quota

Lesoir; le Mardi 4 Decembre 2012
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Les personnes handicapées veulent avoir leurs voix au sein de l’hémicycle et demandent un quota de personnes handicapées pour siéger au sein de l’Assemblée populaire nationale (APN). Ils appellent aussi à l’amendement de la loi 02/09/2002 relative à la protection et la promotion des personnes handicapées.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - A l’ occasion de la célébration,
hier, de la Journée mondiale des personnes handicapées, la Ligue
algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a donné la
parole aux personnes handicapées pour parler de leurs préoccupations.
L’accès à la politique, à l’éducation et au travail sont les principales
préoccupations de cette frange de la population qui lutte toujours pour
son autonomie. «Il faut passer à l’application des textes de lois et
arrêter de faire dans des déclarations de bonne foi» ont appelé les
membres d’associations ayant intervenu lors d’un débat au siège de la
LADDH, à Alger. Le problème selon eux, n’est pas au niveau des lois mais
plutôt au niveau de leur application. C’est pourquoi ils appellent à la
révision de la loi 02/09/2002 relative à la protection et la promotion
des personnes handicapées. Cette loi qui, soulignent-ils, garantit des
droits aux personnes à besoins spécifiques est insignifiante en
l’absence de textes d’application. C’est donc là tout le problème,
soulèvent- ils. Une sollicitation à laquelle la LADDH a répondu en
décidant, avec l’association de la société civile, de proposer un projet
de loi pour amender la loi suscitée. Les défenseurs des droits des
personnes handicapées estiment également que le seul moyen de porter la
voix de cette frange de la population est d’être présent au sein de
l’APN. Madi Karim, membre du mouvement associatif estime que, tout comme
la consécration d’un quota pour les femmes au sein de l’hémicycle, les
pouvoirs publics doivent consacrer un quota d’au moins 1% pour les
personnes handicapées. «Qui mieux placé qu’une personne handicapée pour
parler des problèmes vécus par cette catégorie et défendre ses intérêts»
a-t-il soutenu. De son coté Yacine Mira, membre de l’Association des
non-voyants, estime que l’instauration d’un fonds de solidarité est une
solution radicale aux problèmes des handicapés. Mira, qui appelle les
pouvoirs publics à associer les personnes handicapées dans la prise de
décision, appelle aussi les associations pour personnes handicapées à
s’organiser pour constituer un réseau national, dans le but de prendre
en charge les données liées à cette catégorie de personnes.
S. A.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): S. A.

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