Fawzi Rebaïne :: «Sellal se prend pour Dieu !»

Lesoir; le Dimanche 10 Novembre 2013
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Pour le président d’AHD 54, Fawzi Rebaïne, le Premier
ministre fait dans la prophétie en affirmant qu’Abdelaziz Bouteflika,
sera pour la quatrième fois président de la République. «Sellal se prend
pour Dieu !», a-t-il martelé.
Mehdi Mehenni - Alger (Le Soir)
Les propos tenus par Abdelmalek Sellal, ce mercredi, à Adrar, soutenant
que «Bouteflika restera», tout en évoquant «les projets du Président à
inscrire dans le prochain quinquennat », ne semblent pas du goût de
Fawzi Rebaïne. La réplique du président d’Ahd 54, hier samedi, à
l’occasion d’une conférence de presse, ne souffre d’aucune ambiguïté :
«Il faudrait d’abord qu’ils arrivent sains et saufs aux échéances
présidentielles et on verra après pour le reste». Le conférencier,
visiblement offusqué, ne s’arrête pas là, et force sur le verbe : «Je
pense que le Premier ministre se prend pour Dieu en prédisant l’avenir».
De plus en plus offensif, Fawzi Rebaïne hausse le ton et s’en prend
vertement à Abdelaziz Bouteflika : «La vraie question qui se pose
aujourd’hui, est de savoir si un président de la République peut
conduire une nation à partir d’un fauteuil roulant».
Toujours dans le même chapitre, le patron d’AHD 54 n’a pas caché ses
doutes quant à la raison qui fait courir Abdelmalek Sellal, dans les
différentes wilayas du pays. «Ils se sont bizarrement rappelés qu’il y a
en Algérie une société civile et une jeunesse pour aller à sa rencontre.
Il se trouve que nous avons vécu le même scénario en 2004, lorsque Yazid
Zerhouni, alors ministre de l’Intérieur, sillonnait le pays pour
amadouer les populations locales et leur promettre des projets à coût de
milliards qui n’ont d’ailleurs jamais vu le jour. Assez de mensonges»,
a-t-il lancé.
«Le pouvoir crie au loup pour se maintenir»
Si le président d’Ahd 54, a formellement condamné l’atteinte au drapeau
algérien perpétré par les marocains, il n’a pas non plus manqué de
remettre en question le gouvernement algérien qui à ses yeux, «recourt
au nationalisme du peuple algérien lorsqu’il y a seulement menace
émanant de l’étranger». C’est ce qui d’ailleurs le poussera à dire :
«Nous voulons être nationalistes tous les jours et pas seulement lorsque
le pouvoir est dans l’embarras… Le peuple est aussi nationaliste
lorsqu’il décide de sa destinée et réclame ses libertés individuelles».
Mais à tout cela, Fawzi Rebaïne trouve une seule explication : «Le
gouvernement utilise la main de l’étranger pour stopper les
revendications démocratiques et sociales». Et de conclure : «Il est à se
demander si le danger émane des revendications citoyennes ou du pouvoir
en place depuis 50 ans».
M. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. M.

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