FLN: La police perturbe une activité du groupe Belayat

Lesoir; le Dimanche 7 Decembre 2014
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Comme c’est devenu une tradition depuis quelque
temps, les services de la police «s’invitent» à une activité politique,
pour peu qu’elle concerne le Front de libération nationale ! Hier samedi
encore, la villa d’El Biar qui fait office de quartier général au groupe
qui conteste la légitimité de Amar Saâdani à la tête du parti et que
conduit Abderrahmane Belayat a tout simplement été interdite d’accès par
la police, alors que rien ne pouvait justifier sa présence sur les
lieux.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir)
Déjà qu’officiellement, la villa en question est «une permanence
parlementaire» louée, à ce titre par des députés et sénateurs du parti.
Et, pour ce samedi matin, le groupe Belayat qui revendique la légitimité
en vertu de l’article 9 des statuts, organisait une conférence-débat sur
un thème éminemment économique : «la chute du prix du pétrole».
Une conférence animée par deux économistes, à savoir Tayeb Nouari et
Abdelkrim Bahmed, ainsi que l’ancien ministre Amar Tou. Au tout début,
tout se passait bien. Les organisateurs, les intervenants ainsi que
quelques journalistes accèdent à la villa sans le moindre problème et
les travaux pouvaient commencer.
Parmi les présents, on distinguera l’ancien président de l’Assemblée
populaire nationale et ancien ministre Abdelaziz Ziari, de même que
d’autres anciens membres du gouvernement comme Belayat et Tou, donc,
Boudjemaâ Haïchour, et Rachid Harraoubia.
Une bonne partie d’entre eux avaient d’ailleurs perdu leurs postes dans
le gouvernement Sellal pour avoir refusé de cautionner le coup de force
du 29 août 2013 qui portait Saâdani à la tête du FLN. Tout comme
d’autres membres du parti, présents également et qui n’ont pas accepté
le coup de théâtre du 29 août, comme l’ancien membre du bureau politique
et ancien chef du groupe parlementaire, Daâdoua Layachi,
l’ex-porte-parole du parti, Kassa Aïssi, le sénateur Noureddine Djaâffar
et bien d’autres.
Toujours est-il que la conférence débute et, presque au même moment, la
police surgit ! Sa mission était claire dès le départ : interdire tout
accès à l’intérieur de la villa ! Des participants, de simples militants
et beaucoup de confrères de la presse écrite et audiovisuelle, y compris
une équipe de l’ENTV ont dû rebrousser chemin ! Cela n’empêchera pas la
conférence de se tenir certes, mais le «barrage de la police» la privera
d’une assistance plus consistante et d’une meilleure couverture
médiatique.
Cela étant, une certitude s’impose si besoin est : la police, plus
précisément son patron le général major Abdelghani Hamel s’implique à
chaque fois dans les luttes internes au FLN. Elle l’avait déjà fait sous
Belkhadem mais elle le fait davantage depuis l’avènement de Amar Saâdani…
K. A.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): K. A.

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