FOOTBALL: CAN-2013 DES U17: L’Algérie absente au tournoi du Maroc

Lesoir; le Mardi 4 Decembre 2012
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Telle une malédiction, nos jeunes footballeurs n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau. Faute de résultats, eux-mêmes fruits d’un travail en profondeur jamais accompli.
Face au Botswana qu’ils sont allés pourtant accrocher quinze jours
plus tôt chez lui à Gaborone, les Verts de Malik Zorgane ont échoué. Ils
ont imité leurs aînés. Sur le vu du match de dimanche soir à Bologhine,
les Algériens avaient de quoi nourrir des espoirs, eux qui, quelques
mois plus tôt en Arabie Saoudite, avaient bu le calice jusqu’à la lie.
Soltani Abdelkader et son compagnon d’infortune, Farid Zemiti, ont été
éjectés presque manu militari. L’échec recommencé, donc, qui en
appellera d’autres tant que les responsables du football algérien
refuseront d’abdiquer face à la réalité, celle qui fait du travail et
des perspectives lointaines son cheval de bataille pour réussir. S’il
est vrai que des moyens matériels et financiers sont désormais mis en
œuvre, le «système» ne semble pas, prêt à bouger, à évoluer. Avec des
jeunes livrés à eux-mêmes, des challenges obsolètes, et des éducateurs
qui n’ont que le nom, il ne faut pas espérer rivaliser ne serait-ce que
face au Botswana. Une équipe qui, malgré le nul concédé à Gaborone, est
venue en Algérie dans la peau du favori. Face à nos frêles footballeurs,
leur gabarit a fait la différence. Mentalement aussi, la différence
était de taille. Menés au score, les botswanais n’ont pas abdiqué
jusqu’à obtenir ce qu’ils sont venus chercher. Menant à la marque suite
à un cadeau du portier adverse, nos représentants ont abandonné la
bataille dès qu’ils avaient encaissé le but d’égalisation. Lors de la
séance des tirs au but, nos capés semblaient éberlués par l’étroitesse
des bois gardés par Daniel Kedidimetse. Eux qui ont pourtant droit,
chaque weekend, à des parcelles de terrain pour s’entraîner. La DTN
dirigée par Boualem Laroum a beau faire appel à ses meilleurs cadres
dont le chevronné Rachid Cheradi, ses expériences demeureront sans issue
si les clubs ne suivent pas. Cet échec annoncé aura certainement des
conséquences sur la carrière de ses jeunes éléments sélectionnés sur le
tas et désormais à la merci d’un imprévisible avenir. Qui se souvient
encore de la fameuse sélection coachée par Ibrir, Medane et autre Nouri
qui avait terminé vice-championne d’Afrique lors de la CAN-2009 ? Des
talents comme Merzouki, Bezzaz, Cheheima et autre Bendahmane ont fondu
dans l’oubli juste au retour d’un Mondial-2009 joué au Nigeria. Leurs
noms n’ont plus jamais figuré dans les sélections U19, U20 ou U23. Il
est vrai que le produit «Made in France» est là pour parer au plus
pressé avec la bénédiction d’une «loi Bahamas» qui, à moyen terme,
finira par tuer l’espoir dans l’œuf.
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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