Football: HOCINE YAHI (ENTRAÎNEUR DU RC KOUBA) :: «On a les moyens d’éliminer les Burkinabés»

Lesoir; le Dimanche 10 Novembre 2013
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De retour sur les bancs de
touche et à la tête de la barre technique du RCK, Hocine Yahi a vite
fait de déclencher le déclic dans la formation banlieusarde qui a
enchaîné deux victoires et un nul. Considéré comme un spécialiste de
l’accession qu’il a réussie avec trois clubs différents, Yahi ne semble
pas obnubilé pour le faire avec Kouba, mais il est capable d’une
quatrième cette saison.
Le Soir d’Algérie : Le RCK fait un bon parcours sous votre houlette.
Satisfait ?
Hocine Yahi : Sur le plan des résultats, je suis satisfait mais en ce
qui concerne le jeu, je ne le suis pas et il y a encore beaucoup à
faire. Bon, on a récolté des points et c’est très important en ce début
de saison, mais pour le reste c’est plutôt négatif.

En troisième division, le plus important ce sont les victoires pas le
spectacle.
Non, je regrette, ce n’est pas une question de division. La philosophie
c’est de revenir aux bases de notre football. Il ne faut pas chercher
uniquement les résultats.

L’objectif demeure l’accession bien sûr.
Oui, l’objectif du club c’est l’accession, mais moi personnellement mon
objectif numéro un c’est de corriger le jeu et faire progresser
l’équipe.

C’est le discours que vous avez tenu aux dirigeants ?
Bien sûr, et je dis aussi aux supporters que le club ce n’est pas
uniquement l’entraîneur mais tout le monde doit se sentir concerné; Il
faut être réaliste. Cette équipe a besoin de progresser et cela passe
par un énorme travail.

Vous qui avez déjà réussi l’accession avec l’Arbaâ, vous devez savoir
quoi faire pour réussir encore avec le RCK ?
En toute modestie, j’ai déjà réussi à faire accéder l’OMR, Zaouia et l’Arbaâ.
Toutefois, je ne suis pas du tout un spécialiste de l’accession et cette
dernière ne dépend pas uniquement de l’entraîneur mais aussi de tout
l’entourage du club qui doit adhérer.

Vous qui avez déjà drivé des clubs de première et deuxième divisions,
quelle est la différence qui existe entre les trois paliers ?
La différence se situe au niveau des moyens mais sur un plan technique,
elle est vraiment minime et cela confirme que notre football est
vraiment malade.

Et quel remède faudrait-il lui administrer pour une éventuelle guérison
selon vous ?
Il faudrait d’abord mettre des aires de jeu dans tous les quartiers pour
permettre aux jeunes de faire leurs premiers pas. Moi-même j’ai appris
la technique dans la rue. Ensuite, il est urgent d’avoir de véritables
centres de formation pour canaliser et faire progresser cette jeunesse.

Bientôt le match retour Algérie-Burkina Faso. Qu’en pense l’ancien
international que vous êtes ?
Je ne veux pas m’exprimer en tant qu’ancien international ou en tant
qu’entraîneur, mais en tant qu’Algérien tout simplement. Il n’y a pas
mille chemins. Dans cette rencontre, il n’y a que la victoire par un but
à zéro qui compte. C’est du domaine du possible.
On joue chez nous et on a marqué deux buts à l’extérieur. On a tous les
moyens et on est à 90 minutes du bonheur d’autant plus qu’il s’agit
d’une qualification à la Coupe du monde au Brésil.

Vous aviez vécu pratiquement la même situation en 1982 ?
Oui, j’au eu l’honneur de participer à ce type de campagne de
qualification et je sais que tout se joue sur le terrain.

Faudrait-il attaquer et étouffer les Burkinabés dès le début du match,
ou bien patienter pour inscrire un but sans en encaisser ?
Non, je suis contre ce pressing fou de début de rencontre. Un match
c’est 90 minutes. Chaque minute comptera et il faudra que les nôtres
sachent gérer et surtout avoir du cœur. Nous sommes tous derrière eux
mais ils doivent savoir que c’est sur le terrain qu’ils devront se
surpasser.
Propos recueillis par H. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): propos recueillis par H. B.

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