FOOTBALL: LE FORFAIT DE BOUGHERRA QUASI CERTAIN: Une surprise nommée Fethi Harek !

Lesoir; le Lundi 10 Decembre 2012
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Quand Rabah Saâdane l’avait retenu en sélection, beaucoup parmi les observateurs se demandaient d’où sortait Fethi Harek. Un défenseur qui, malgré de bonnes statistiques chez les Corses du SC Bastia, avait du mal à amadouer une opinion sportive nationale qui n’avait d’yeux que pour Bougherra, Yahia et autre Belhadj. Tant la classe de ce trio et son rôle dans la renaissance des Verts, quelques mois après la déculottée face au Sily National de Nouzaret, étaient manifestes.
En fait, Fethi Harek, sélectionné pour pallier un éventuel forfait voire un fléchissement de Nadir Belhadj, se voyait investir un groupe déjà «soudé» par les liens du jeu et du vestiaire. En deux périodes distinctes, mars et juin 2008, le Bastiais avait du mal à s’incruster dans le moule tissé autour des Ziani, Mansouri, Saïfi et autre Gaouaoui. Dans un récent entretien accordé à nos confrères de la Gazette du Fennec, Harek, originaire de Tlemcen, se rappelait du bon vieux temps. «J'avais fait deux stages, un en mars et un autre en juin 2008 au cours duquel on avait enchaîné quatre matchs, un à Dakar contre le Sénégal, un autre contre le Liberia à domicile et les deux matchs aller-retour contre la Gambie (à Blida, ndlr).» Deux regroupements mais une seule véritable capée, celle contre le Congo Brazzaville, le 26 mars 2008, à Goussainville (1-1). Pas de quoi chanter la gloire à ce défenseur venu vers le tard dans le cercle très restreint de ceux qui sont devenus, une année plus tard, les héros d’Oumdourman. Saâdane, quelque peu déçu de ne pouvoir compter sur lui (une malheureuse blessure est venue perturber sa sélection pour le stage de juin 2008), a fermé la parenthèse surtout que des solutions allaient se présenter dans ce registre (couloir gauche de la défense) avec l’émergence de Mesbah et la polyvalence avérée de Yahia. Quatre ans plus tard, pourtant, l’on reparle à nouveau de ce joueur qui, à 30 ans accomplis, a fini par convaincre ses entraîneurs et ses détracteurs. A telle enseigne que cette année, Harek devient le capitaine de la formation d’Alex Dupont (qui avait dirigé Belhadj à Sedan), cumule du temps de jeu (14 sur les 15 matches joués) et les rôles dans la défense bastiaise. Arrière gauche de formation, Fethi Harek revient à ses vieilles amours en jouant, face à Lille, vendredi dernier, défenseur central, poste qu’il a occupé sous le maillot de Beauvais, en National. Une simple coïncidence ? Peut-être bien, mais au train où vont les choses, du côté de Halilhodzic, l’on doit se dire qu’un tel renfort, après s’être assuré d’une doublure sur le flanc gauche (Ghoulam), est toujours bon à prendre. Car avec Bougherra et Halliche en manque de temps de jeu, le pari de soulever des montagnes, comme promis par Feghouli, est difficile. A la limite de l’impossible.
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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