FRANCE: Qui est le père de la fille de la ministre ?

Lesoir; le Dimanche 9 Decembre 2012
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Le tribunal civil de Versailles a ordonné qu'un test de paternité soit réalisé pour déterminer (à la demande de la mère) si le père de la fille de l'ancienne ministre de la Justice sous Sarkozy est oui ou non le P-dg du groupe Lucien Barrière. Chacun des protagonistes défend son point de vue. L’une affirme que sa fille a un papa dénommé tel. L’autre conteste avoir partagé son patrimoine génétique avec l’ex-garde des Sceaux. L’ex-ministre ne fait référence à aucune consubstantiation transcendantale et personne ne nie qu’une partie de l’un se soit un jour égarée dans l’autre. Parce qu’au fond, seule cette question a une certaine importance. Toute relative, s’empresserait-on de préciser. Monsieur (victime d'une vieille inclination : Delacroix, Ingres, Chassériau...) veut bien fricoter avec des pièces rapportées, mais – féru d'élevage d'ours sans doute – ne veut pas compromettre la pureté des lignées. Mieux : Monsieur est un authentique goujat. Il prétend qu’il n’y aurait que le TGV qui ne soit pas passé sur Madame. Ce serait d’autant plus inélégant si c’était vrai… On comprend dès lors que le vaudeville et le ridicule se partagent l’actualité politique française. Et rien ne compte plus que la couleur de la culotte du roi. C’est dire à quel point l’«élite» française ne colle plus aux images d’Epinal. A côté de François et de Jean-François, Nicolas est obsolète, lui qui pourtant avait atteint des sommets dans ce domaine. Elisabeth II en est restée toute retournée. Même si on ne saisit pas vraiment le sens de cette quête effrénée de paternité. La moitié des couples divorcent et les jaquettes qui flottent rêvent de convoler en justes noces. Chez nous – bien que les mœurs ne soient plus ce qu'elles étaient – on aurait exterminé la moitié de nos députés à la noix – perfusés à la rente addictive – pour moins que ça. Les ennemis de la France peuvent dormir sur leurs deux portugaises. Les Gaulois se divertissent. En attendant d’être rappelés aux réalités. On les croirait revenus aux «années folles». Juste avant que la «Grande boucherie» n'ouvre une succursale à Panam. Ou en 68, gagnés par l’ennui.
Djeha

Categorie(s): voxpopuli

Auteur(s): Djeha

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