Handball: Alors que la fédération du Bahreïn insiste pour qu’il reprenne sa sélection A: Salah Bouchekriou face à un dilemme !

Lesoir; le Dimanche 10 Mai 2015
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Salah Bouchekriou a de fortes chances de reprendre du
service à la barre technique de la sélection algérienne. De retour en
Algérie après avoir «cassé» unilatéralement son contrat avec la
Fédération bahreïnie de handball malgré le fait que celui-ci (le contrat
ndlr) courrait jusqu’en 2016, Bouchekriou attend la réponse définitive
du MS afin d’officialiser son retour à la tête des Verts qu’il a quittés
en 2013.
Une réponse, celle du ministère des Sports, qui fixera les parties
contractantes (FAHB et Bouchekriou, ndlr) sur leurs devoirs et droits.

Une chose est certaine, le ministère des Sports s’est montré favorable à
la désignation de l’ancien sociétaire et coach de l’ex-DNC (ERCA et OCA).
Mieux, le département du Pr Tahmi a promis de lui réunir tous les moyens
de réussite.
L’autre certitude a trait à l’objectif assigné à Salah Bouchekriou. Ce
dernier n’aura pas l’obligation de décrocher le titre africain lors de
la prochaine CAN-2016, au début de l’an prochain en Égypte,
qualificative pour les JO de la même année à Rio de Janeiro. Sa mission
est de préparer une sélection pour les échéances qui interviendront
après les prochains Jeux olympiques d’été. Convaincues que l’EN actuelle
ne dispose pas d’atouts majeurs pour conserver son titre africain
d’Alger, en 2014, les deux parties ont convenu de reléguer la
participation algérienne à la CAN-2016 au second plan.
Et pour cause ! Avec un effectif décimé, il est quasi-impossible de voir
l’Algérie postuler au titre continental qui se disputera en Égypte.
Plusieurs cadres de l’équipe championne d’Afrique sous Réda Zeguilli ont
tiré leur révérence sur le plan international (Boudrali, Slahdji,
Mokrani pour ne citer que ceux-là).
D’autres valeurs sûres du handball algérien sont actuellement sont
actuellement «hors service» à l’exemple de Messaoud Berkous (opéré d’un
genou), Ryad Chahbour (GSP) et Mohamed-Amine Belaid (ES Aïn Touta),
également victimes de graves blessures (ligaments croisés) les rendant
indisponibles pour une longue durée.
De telles défections ont quelque part refroidi Salah Bouchekriou qui,
après les premiers contacts avec des membres de la FAHB et des
responsables du MS, s’était montré plus optimiste pour engager le pari
d’une qualification aux JO-2016.

Quelques «détails techniques» à régler
Si tout le monde est d’accord sur les objectifs, quelques «détails
techniques» demeurent en suspens. L’aspect lié aux conditions
financières (salaires et primes) risque, en effet, de faire capoter
l’affaire. Le MS se borne à faire appliquer le barème concernant
l’indemnisation et la rémunération des cadres du sport. Une «grille» qui
n’est pas en phase avec la réalité du terrain.
Deux entraîneurs qui ont les mêmes qualifications perçoivent, en clubs,
des salaires diamétralement opposés. Ceux qui exercent sous l’autorité
de la fédération, en l’occurrence les membres des staffs des différentes
sélections, n’ont droit qu’au SMIG fixé par le ministère. D’où l’idée de
mettre sur pied une formule basée sur les montages financiers.
A savoir solliciter l’argent des sponsors pour «gonfler» les salaires
des coopérants techniques de la fédération. Cette «trouvaille» a prouvé,
toutefois, ses limites. L’argent du sponsoring est tellement précaire et
limité par la durée des contrats que n’importe quelle instance de
fédération trouve des difficultés à puiser dans cette ressource pour
payer ses employés. Des voix évoquent la possibilité de voir le COA
mettre la main à la caisse de solidarité olympique et apporter sa
précieuse aide. Des fédérations ont tenté le coup en sollicitant le
comité olympique algérien, en vain.
Les «mécanismes» de distribution de la rente olympique sont tellement
«confus» que rares sont les demandes (seules quelques demandes
individualisées passent sous les mailles) à connaitre une issue
favorable. D’où les hésitations des uns et des autres (Bouchekriou et la
FAHB dans ce cas précis). Le premier peut manifester, par ailleurs, ses
réticences en prenant en considération l’approche de fin de mandat de
son employeur. En effet, Saïd Bouamra peut faire signer un contrat «
longue durée » à Salah Bouchekriou. Il ne peut malheureusement assurer
que son successeur, issu des assemblées générales électives des
fédérations olympiques programmées l’automne prochain, soit d’avis à
respecter toutes les clauses du contrat qu’il doit signer sous peu.
C’est un «contrainte» suffisamment tordue qui donne à réfléchir aussi
bien à Bouchekriou qu’à ceux qui veulent l’engager.
D’où ce risque latent de voir Salah Bouchekriou reprendre ses bagages
pour s’exiler au Koweït où son ami et non moins président de la KHA,
Nacer Abu Marzoug, le veut à tout prix. En fait, un salaire mensuel de
20.000 dollars et des royalties à l’infini.
Une offre mirobolante qui a fait réagir les…Bahreïnis lesquels ont fait
valoir leurs droits sur Bouchekriou prié d’honorer son contrat jusqu’au
bout avec la BHA (Bahraïn Handball Association) d’Ali Mohamed Isa Eshaqi
dans le cas où Bouchekriou ne présiderait pas aux destinées des Verts.
Médaillé d’argent au championnat d’Asie-2014, Bouchekriou avait décidé
d’interrompre sa collaboration suite à des problèmes générés par la
révolte des joueurs de la sélection du Bahreïn mécontent de la décision
des pouvoirs publics bahreinis de ne pas tenir leur promesse liée aux
primes ensuite au retrait de l’équipe du Mondial-2015 disputé au Qatar.
Malgré une substantielle augmentation de son salaire qui était de
l’ordre de 10 000 dollars, Bouchekriou a préféré rentrer en Algérie.
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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