HAUSSE DE L’INFLATION: C’est «conjoncturel», affirme Laksaci

Lesoir; le Lundi 3 Decembre 2012
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La hausse record de l’inflation relève du «conjoncturel», indiquait, hier, le gouverneur de la Banque d’Algérie.
En marge d’un séminaire de haut niveau sur la stabilité financière et la croissance dans les pays arabes, Mohamed Laksaci a estimé que la hausse des prix s’est certes accentuée en 2012 mais qu’elle devrait baisser sur le moyen terme. Toutefois, un autre choc, lié à des dysfonctionnements économiques d’ordre exogène ou interne, n’est pas à écarter, et l’inflation pourrait reprendre son rythme haussier, laisse- t-il entendre. L’occasion pour le premier responsable de l’autorité de régulation monétaire de mettre l’accent sur la préservation de la stabilité financière dans le pays, une dynamique étant enclenchée à ce titre, selon Mohamed Laksaci. Et ce dans le contexte où l’épargne nationale, tant celle de l’Etat, des banques que celle des ménages, s’est fortement accrue. En ce sens, le gouverneur de la Banque d’Algérie a indiqué que des efforts seront déployés en vue de développer les crédits sains à l’économie ainsi qu’une meilleure intégration financière des ménages et des petites et moyennes entreprises. A ce titre, le programme de modernisation enclenché par l’institution monétaire devrait intégrer, dès 2013, le déploiement de la centrale des risques des ménages et entreprises, dans le contexte où la relance des crédits à la consommation est à l’ordre du jour. La question de la stabilité financière a été justement soulevée lors de ce séminaire de haut niveau, organisé sous l’égide de la Banque d’Algérie et avec la participation de représentants des établissements bancaires et financiers arabes et d’institutions financières arabes et internationales (Banque mondiale et Fonds monétaire international, notamment). Selon ces hôtes, la stabilité financière dans les pays arabes est une condition à satisfaire en vue de garantir le développement socioéconomique. A ce titre, l’accent devra être mis sur une meilleure visibilité, gestion et maîtrise des risques pour le secteur bancaire public, une coordination efficiente entre les banques centrales et les institutions financières internationales même si l’Algérie et le Maroc ont fait œuvre pionnière à ce propos, ainsi qu’une rationnalisation de la dépense publique et une meilleure contribution à la dynamisation du secteur privé hors hydrocarbures. Ceci dans la mesure où les pays arabes ont subi un impact limité de la crise mondiale grâce aux politiques prudentielles engagées par leurs autorités financières combinées à la déconnexion de leurs systèmes financiers, outre l’importance de leurs disponibilités financières.
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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