Il communiquera son plan de bataille pour la CAN demain lors d’une conférence de presse: Les incertitudes de Christian Gourcuff

Lesoir; le Samedi 6 Decembre 2014
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Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe
d’Afrique des nations, organisé mercredi soir à Malabo, semble remettre
pas mal de certitudes émises au sortir du marathon des qualifications.
Comme le fait de faire endosser aux Verts le statut de favoris en
puissance pour le sacre final, le 8 février, à Bata.

Mohamed Bouchama - Alger (Le Soir)
Gourcuff avait-il un pressentiment que le sort n’allait pas lui
réserver le meilleur des «plats» à l’occasion de sa première CAN ? Resté
à Alger pour diriger un presqu’inutile stage au profit des locaux, le
sélectionneur algérien semblait «choqué» par l’issue de la cérémonie de
ce mercredi 3 décembre qui a réservé du gros gibier pour ses tendres
chasseurs. Aussitôt fixé sur les adversaires que son équipe allait
affronter lors du premier tour de cette trentième édition, Gourcuff a
réagi à travers un communiqué-déclaration sur le site de la FAF.
«Je pense qu’il n’y a pas un groupe plus relevé, c’est effectivement un
tirage difficile avec un groupe très dense et homogène», a-t-il d’abord
noté. Et de poursuivre que malgré la difficulté «toutes les équipes ont
leur chance», celle des Algériens étant surtout de mettre K.-O. tout
obstacle qui se met sur leur passage. «On sait que si on veut faire
quelque chose dans ce tournoi, il faudra éliminer de bonnes équipes»,
a-t-il suggéré.
Le Breton qui semble avoir assez d’informations sur le Ghana et le
Sénégal n’occulte pas la présence d’un «ténor» de la trempe de l’Afrique
du Sud à propos duquel il connaît peu de choses. «L’Afrique du Sud que
je ne connais pas très bien reste une bonne équipe et une valeur sûre du
football africain», estime celui qui semble craindre surtout les Lions
de la Téranga coachés par Alain Giresse. «Le Ghana n’a certes pas réussi
sa Coupe du monde mais est une équipe solide qui recèle de bons
éléments. Le Ghana demeure l’un des favoris de la compétition. Le
Sénégal, quant à lui, a retrouvé une équipe compétitive ces dernières
années, et revient au-devant de la scène continentale», analyse le
Breton très réservé quant à émettre un pronostic sur les chances des uns
et des autres. «Dans ce groupe, il n’y a pas de favori. Pour moi, aucune
équipe n’est favorite dans ce groupe car tous les matches sont
difficiles.»
Christian Gourcuff qui s’exprimera plus longuement sur le sujet, et
d’autres thèmes liés à la préparation de son ensemble en perspective du
prochain tournoi africain, demain après-midi à la salle des conférences
de l’OCO, s’attend, en tout cas, à une dure épreuve. Une compétition au
cours de laquelle les conditions (climatique et celle d’ordre
logistique) prévalant en Guinée équatoriale pèseront vraisemblablement
sur les chances d’un second sacre pour les Algériens.

Mongomo-2015, c’est Ziguinchor-1992 !
En effet, si techniquement l’EN algérienne semble parée d’atouts
suffisamment valables pour en faire un sacré favori de la compétition,
la délocalisation de la CAN-2015 du Maroc vers la Guinée équatoriale a
l’air d’être désavantageuse aux camarades de Medjani. S’il est vrai que
l’Algérie n’a jamais tiré un groupe aussi relevé que cette poule C
durant la CAN-2015, les conditions de séjour et de préparation à Mongomo
semblent, malgré les assurances de Mohamed Raouraoua (président de la
FAF), pousser au pessimisme autant chez le staff technique des Verts
qu’au sein du groupe Algérie. «On aura trois finales à jouer et on
essayera de bien se préparer pour ces matchs. Le premier match est très
important et on fera tout notre possible pour réussir notre entrée lors
de cette CAN», confie Feghouli qui regrette l’absence des fans algériens
à ces joutes panafricaines. «C'est dommage qu’ils ne puissent pas venir
nous soutenir dans les tribunes. Mais nous savons qu’ils seront tous
avec nous derrière le petit écran. On fera tout pour leur faire plaisir.
On fera tout pour être conquérants et aller le plus loin possible dans
cette CAN prestigieuse puisque c'est celle de la 30e édition», avoue la
vedette du FC Valence.
Pour les observateurs, le déplacement de la CAN-2015 en Guinée
équatoriale sera «préjudiciable» à la sélection algérienne. Certains
comparent cette 30e édition au tournoi de 1992 abrité par le Sénégal.
Lors de la dix-huitième édition à laquelle prenaient part 12 sélections
(au lieu des 8 présentes à Alger) dont celle d’Algérie au titre de
tenant du trophée, le pays organisateur a proposé deux villes : Dakar et
Ziguinchor, dans la Casamance. Si les conditions de séjour et de
préparation des équipes basées dans la capitale, Dakar, étaient
«potables», celles affectées à Ziguinchor (le groupe C avec l’Algérie,
la Côte d’Ivoire et le Congo, le groupe D avec le Ghana, l’égypte et la
Zambie) se partageaient, outre les installations du stade Aline Sitoe
Diatta, les deux centres d’hébergements disponibles dans la Casamance
versée dans une violence insoutenable. Les médias et les officiels
étaient, quant à eux, quotidiennement transportés, par avion militaire,
de Dakar vers Ziguinchor, et ce, en raison du manque des infrastructures
hôtelières dans la région. Cela devrait constituer la «solution» que
proposeront les organisateurs équato-guinéens à l’occasion de cette
CAN-2015. Mongomo, d’où est originaire le président Teodoro Obiang
Nguema, est une ville frontalière avec le Gabon, n’étant reliée au pays
que par un aérodrome situé à Mongomeyen (34 km).
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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