Italie (14e journée): Duel au sommet Naples-Inter, la Roma doit se relever

Lesoir; le Samedi 28 Novembre 2015
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La 14e journée du championnat d'Italie offrira lundi
un vrai sommet entre Naples et l'Inter Milan, les deux premiers du
classement, alors que l'AS Rome tentera dimanche de se remettre de la
leçon infligée par Barcelone en Ligue des Champions.

Choc au San Paolo
C'est un vrai choc qui clôturera cette 14e journée lundi. L'Inter de
Roberto Mancini, leader, et le Naples de Maurizio Sarri, son dauphin,
vont s'affronter dans un stade San Paolo bondé et bouillant, les
supporteurs napolitains se prenant depuis quelques semaines à rêver de
scudetto. Il faut dire que depuis que l'idole Diego Maradona s'est mis à
critiquer Sarri («pas le technicien qu'il faut pour le Napoli»), Naples
gagne. En Serie A, Gonzalo Higuain et ses équipiers restent sur sept
victoires et un nul et en Europa League, ils ont obtenu jeudi à Bruges
leur cinquième victoire en cinq matchs. Higuain n'en finit plus de
marquer (déjà 10 buts en Serie A), bien épaulé par le talentueux Lorenzo
Insigne. Et la défense est devenue indestructible : Pepe Reina n'a pas
encaissé le moindre but depuis plus de cinq matchs en championnat.
Maradona a dû reconnaître son erreur et tout le monde est désormais
d'accord : Naples est un vrai candidat au titre. Mais lundi, Sarri et
ses troupes vont passer un test difficile face à l'Inter, qui a profité
la semaine dernière du faux pas de la Fiorentina — qui jouera elle aussi
lundi, sur la pelouse de Sassuolo — pour se réinstaller tout en haut du
classement. En écrasant Frosinone 4-0, les Nerazzurri ont montré qu'ils
savaient gagner autrement que 1-0. Mais Naples est une équipe d'un tout
autre calibre et Mancini s'appuiera de nouveau lundi sur sa meilleure
arme : la défense, la plus efficace d'Italie (sept buts encaissés, dont
quatre en un seul match contre la Fiorentina).
Réaction attendue à Rome
Le traumatisme est moins fort que la saison dernière quand le Bayern
était venu s'imposer 7-1 sur la pelouse du Stadio Olimpico, mais la Roma
a forcément été touchée par la leçon infligée mardi par les génies du
Barça en Ligue des Champions (6-1). Comme à chaque défaite ou à peu
près, les médias italiens ont déjà dressé la liste des successeurs
potentiels de Rudi Garcia (Spalletti, Mazzari, Capello...) et affirment
que le Français a quatre matchs pour redresser la barre. «C'est absurde
de devoir le répéter chaque semaine : un entraîneur est jugé sur
l'ensemble de ses résultats, pas match après match», a pourtant assuré
hier sur l'antenne de Radio Roma le directeur général du club, Mauro
Baldissoni. Si Garcia n'est probablement pas en danger immédiat, il
serait tout de même bienvenu que ses joueurs montrent dimanche à
domicile face à l'Atalanta Bergame que le match de mardi était un cas à
part. D'autant plus qu'il s'agit aussi de garder sa place dans le
quatuor de tête pour rester dans la course au titre. Mais pour cela, il
faudrait enfin régler ce problème de défense : avec 31 buts encaissés en
18 matchs toutes compétitions confondues, l'arrière-garde de la Roma
présente un bilan catastrophique.

La Juve, pas à pas
La Juventus revient, petit à petit. Qualifiés mercredi pour les 8es de
finale de la Ligue des Champions, les Turinois peuvent désormais se
concentrer sur le championnat jusqu'à février. L'objectif intermédiaire
est de s'approcher du podium avant Noël. Ensuite, avec l'effectif
probablement le plus complet d'Italie, tout sera possible. Les
coéquipiers de Paul Pogba restent sur trois succès en championnat. La
qualité de leur prestation mercredi face à Manchester City (1-0) les
autorise à penser qu'ils peuvent en décrocher un quatrième dimanche à
Palerme.

Categorie(s): sports

Auteur(s): lesoir

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