JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA: Le dépistage est primordial, selon le mouvement associatif

Lesoir; le Dimanche 2 Decembre 2012
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Si les autorités sanitaires parlent d’une épidémie peu active avec une faible prévalence, les associations de lutte contre le sida insistent sur l’urgence d’une réelle sensibilisation des jeunes sur cette pathologie et de minimiser le poids des tabous. Ceci d’autant que la maladie est en progression.
F-Zohra B. Alger (Le Soir) - La journée mondiale de lutte contre le sida est encore une fois, l’occasion pour le mouvement associatif activant sur le terrain de rappeler, que si le nombre de cas n’est pas très important, la maladie avance quand même tant que la contamination continue. Ainsi, le premier mode de contamination en Algérie est la voie sexuelle. Un des moyens de lutte contre le sida reste le dépistage. Il existe actuellement 55 centres de dépistage sur le territoire national, alors que les centres de prise en charge au nombre de 15 devraient connaître un développement selon le mouvement associatif, vu que la maladie progresse. «Dénonçant le silence qui tue plus que la maladie», les associations plaident pour une sensibilisation sur le VIH, à travers des campagnes d’information et lever ainsi les tabous qui touchent les malades et ralentissent les opérations de dépistage. Ils appellent ainsi, à un changement des comportements vis-à-vis de la maladie. Le nombre de cas annoncés par l'Institut Pasteur depuis l'apparition de la maladie en Algérie, en 1985, s'élève à 1345, tandis que celui des personnes séropositives est estimé à 6000 cas, alors que 73 nouveaux cas entre séropositifs et porteurs de symptômes ont été recensés depuis le début de l’année 2012 par le laboratoire de référence du VIH sida à l'Institut Pasteur. En ce qui concerne la stratégie mise en place par le ministère de la Santé, elle s’inscrit dans le cadre de la riposte mondiale contre le sida et ce, conformément aux recommandations internationales ratifiées par l’Algérie, notamment la nouvelle déclaration politique sur le sida adoptée en juin 2011 fixant de nouveaux objectifs d’ici 2015. Il s’agit ainsi, de «réduire de moitié, la transmission du VIH par voie sexuelle et chez les consommateurs de drogues injectables, d’accroître l’accès à la thérapie antirétrovirale pour que 15 millions de personnes reçoivent un traitement, de réduire de moitié la mortalité due à la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH et d’éliminer les nouvelles infections à VIH chez l’enfant». Ainsi un groupe de travail a été mis en place à la Direction de la prévention du ministère de la Santé. Les experts noteront par ailleurs que les chiffres ne reflètent qu’en partie l’ampleur de l’épidémie VIH, ceci d’autant que le nombre de nouveaux diagnostics est en constante augmentation au cours des dernières années. Au niveau mondial, a été observée une chute de 50 % des nouvelles infections au VIH dans 25 pays, alors qu’il reste 1000 jours pour que soient atteints les objectifs mondiaux de la riposte au sida. Parmi les objectifs fixés pour 2015, il s’agit de réduire de moitié la transmission du VIH par voie sexuelle, d’éliminer la transmission verticale du VIH et réduire de moitié, la mortalité maternelle liée au sida ainsi que d’empêcher toute nouvelle infection au VIH parmi les consommateurs de drogues. Parmi les objectifs, figurent aussi la nécessité d’assurer l’accès universel aux thérapies antirétrovirales pour les personnes vivant avec le VIH admissibles au traitement et de réduire de moitié, le nombre des pays dotés de lois et de pratiques punitives à l’égard de la transmission du VIH, du travail du sexe, de la consommation de drogues ou de l’homosexualité.
F-Z. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): F-Z. B.

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