L’affaire Sonatrach 1 programmée à Alger le 27 décembre

Lesoir; le Lundi 30 Novembre 2015
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Selon une dépêche de l’agence gouvernementale APS
(Algérie Presse Service) datée du 21 novembre 2015, le procès Sonatrach
1 – parce qu’il y a une affaire Sonatrach 2 — aura lieu le 27 décembre
prochain devant le tribunal criminel d’Alger avec, au box des accusés,
19 personnes dont des ex-responsables du groupe Sonatrach et de sociétés
étrangères qui doivent répondre de faits liés à la «corruption», selon
le rôle complémentaire de la deuxième session criminelle
2015. Pour rappel, le procès Sonatrach 1 avait été reporté à 2 reprises,
en mars et en juin 2015, officiellement pour... absence de témoins !
Parmi les accusés figurent l’ex-président-directeur général (PDG) du
groupe national, Mohamed Meziane, et le patron du groupe allemand Contel
Algérie Funkwerk, El-Smaïl Mohamed Réda, ainsi que 8 directeurs
exécutifs de Sonatrach, dont Amar Zenasni, responsable du transport par
pipeline, et le directeur des activités amont, Belkacem Boumediène. Sur
la liste des accusés figurent également 4 entreprises étrangères ayant
bénéficié «frauduleusement» de marchés publics, au préjudice de
Sonatrach. Parmi les chefs d’accusation retenus contre les accusés, dont
7 en détention, figurent «association de malfaiteurs», «passation de
marchés contraires à la loi pour accorder des privilèges injustifiés à
des tiers», «blanchiment d’argent», «augmentation de prix dans des
contrats avec une entreprise publique», «détournement de deniers
publics» et «blanchiment d’argent et corruption».

Les revers des marchés de gré à gré
Selon l’arrêt de renvoi, les faits concernent cinq marchés «frauduleux»
d’une valeur de 1 100 milliards de centimes accordés par l’ex-PDG de
Sonatrach au groupe allemand Contel Algérie Funkwerk Pletarc, dans le
cadre d’un projet d’acquisition d’équipements de télésurveillance et de
protection électronique des complexes du groupe national à travers le
pays.
Ces contrats ont été accordés dans le cadre du gré à gré, en
contrepartie d’actions acquises au profit des deux fils du patron de
Sonatrach, Fawzi et Réda Meziane, dans le groupe Contel, selon la même
source. Le groupe Contel Algérie Funkwerk Pletarc et son patron, El-Smaïl
Djaâfar Mohamed Réda, principal accusé dans cette affaire, a obtenu des
privilèges injustifiés alors que ses offres étaient plus élevées que
celles des autres soumissionnaires.
Le groupe Sonatrach, selon l’arrêt de renvoi toujours, a conclu un
marché jugé douteux avec Saipem Algeria (Italie) pour la réalisation du
gazoduc liant l’Algérie à l’Italie (Sardaigne).
L’enquête a révélé qu’un des fils de Mohamed Meziane travaillait comme
conseiller, depuis 2006, auprès du patron de Saipem Algérie, Tullio Orsi.
Ce dernier est poursuivi par le parquet de Milan dans le cadre d’une
affaire de corruption impliquant le groupe pétrolier italien ENI dont
Saipem est une filiale.
Le marché, d’une valeur de 586 millions de dollars, a été sous-traité à
une société française PIE Capag par Saipem, sa rivale dans la
consultation limitée ouverte.
LSC

Categorie(s): corruptions

Auteur(s): LSC

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