L’ARTICLE 71 DU PLF 2016 REINTRODUIT: Hanoune dénonce un «coup de force du pouvoir parallèle»

Lesoir; le Samedi 28 Novembre 2015
2

La secrétaire générale du Parti des Travailleurs
dénonce en des termes virulents le ministre des Finances qu’elle accuse
d’avoir réintroduit «de force» l’article controversé du projet de loi de
finances 2016.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Et Louisa Hanoune, qui s’exprimait,
hier vendredi, à l’ouverture des travaux du plénum du parti, a usé de
mots très durs pour dénoncer un acte de haute trahison dont les auteurs
auraient été ceux qui agissent au nom du pouvoir parallèle qui s’immisce
et met son nez dans tout. Et de s’en prendre à un homme d’affaires,
citant nommément le président du groupe parlementaire du FLN de s’être
introduit illégalement au sein de la commission des finances de l’APN en
compagnie de députés qui n’en sont pas membres.
C’était mercredi soir, lorsque ladite instance de l’Assemblée nationale
peaufinait le texte dudit projet de loi devant être proposé au vote des
députés lundi prochain. Après avoir poussé des députés réfractaires à
certaines dispositions dudit projet de loi à sortir, eux qui auraient
subi de terribles pressions de membres du gouvernement et d’agents
agissant pour le compte de l’oligarchie, Mohamed Djemai aurait, selon
toujours la patronne du PT, présidé lui-même les travaux, réintroduisant
de force le fameux article 71, «disposition moyenâgeuse et dangereuse»,
selon elle, éjecté comme certaines autres dispositions précédemment et
refusant les amendements proposés par les députés de l’opposition.
«Du jamais vu, c’est un coup de force, c’est une dissolution pure et
simple de l’APN, du Sénat et du gouvernement. C’est une déclaration de
guerre contre l’Etat et le peuple, c’est un acte de haute trahison, un
dérapage criminel et je prends la responsabilité de mes propos»,
assènera Hanoune qui en avait vraiment sur le cœur, avertissant qu’«on
est en train de pousser le pays dans une zone de très hautes
turbulences.»
D’où son appel solennel aux députés, ceux du FLN notamment pour faire
barrage à ce projet de loi «antinational, antisocial qui consacre une
politique d’austérité de la majorité du peuple», et qui risque, selon
elle, de balancer le pays dans un «chaos irrémédiable». «La résistance
aujourd’hui est la survie de l’Etat», affirmera-t-elle, s’en prenant
avec virulence au ministre des Finances et son collègue de l’industrie
et des mines auteurs, selon elles, de mesures antinationales. Ils n’ont
pas honte puisque, ajoutera-t-elle, ils agissent au service d’une
minorité et des intérêts étrangers, français notamment». Et d’estimer
que les institutions du pays sont en danger et sont gangrénées par la
prédation et la corruption en l’absence de mécanismes de contrôle
démocratiques».
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..