LA BELGIQUE RECONNAÎTRA L’ÉTAT PALESTINIEN LA SEMAINE PROCHAINE: Quand les lignes bougent en Europe

Lesoir; le Jeudi 4 Decembre 2014
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De notre bureau de Bruxelles Aziouz Mokhtari
Les partis de la coalition actuellement au pouvoir en Belgique sont
tombés d’accord pour une reconnaissance officielle de l’Etat
palestinien.
La «Suédoise», nom donné à l’actuelle majorité qui pilote les affaires
du pays, précise que «les limites reconnues du territoire de l’Etat de
Palestine seront les frontières de 1967».
L’accord gouvernemental n’a pas été dur à conclure. L’exécutif actuel,
composé d’une solide majorité néerlandophone (Nord) regroupant
l’essentiel des poids lourds (libéraux, démocrates-chrétiens,
nationalistes) et d’une aîle libérale francophone (MR), très contestée
au sud (Wallonie et Bruxelles) ne navigue pas à vue sur le dossier.
La Belgique ayant traditionnellement entretenu des relations
privilégiées avec les Palestiniens. L’opinion publique dans ce pays est
largement favorable à la reconnaissance d’un Etat palestinien à côté
d’Israël.
La semaine prochaine à la Chambre, il n’est pas exclu que l’opposition
tant francophone que néerlandophone ne s’oppose pas à l’exécutif sur
cette question. Moyennant, sans doute, quelques amendements à rajouter
ou quelques aspects à affiner ou supprimer.
Après le vote des Parlements espagnol, anglais, irlandais et français et
la décision de la Suède de reconnaître l’Etat palestinien, le geste fort
de la Belgique s’inscrit dans une logique européenne d’ensemble qui vise
à forcer la main à Israël et à faire sortir du coma le processus dit de
paix dans la région. L’Union européenne à travers ses démembrements
(Parlement, Commission, Conseil) s’inscrit elle-même dans cette
trajectoire. La nouvelle Madame Relations extérieures de la Commission,
l’Italienne Federica Mogherini, a, à maintes reprises, déclaré son
«souhait» de «voir» l’Europe reconnaître un Etat palestinien. Reste,
cependant, l’essentiel : pousser Barack Obama à contraindre Netanyahu à
faire des concessions, à arrêter les colonisations et à s’asseoir à la
table des pourparlers pour, non pas tricher, mais aboutir. C’est une
autre affaire.
A. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. M.

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