LE BONJOUR DU «SOIR» : «Bungalow 33» ou la faillite de la justice !

Lesoir; le Jeudi 13 Decembre 2012
2

Par Maamar Farah
Je me permets d'emprunter à mon ami Kamel Daoud, dont j'ai pu apprécier
la gentillesse, le talent et la finesse d'esprit au cours d'un séjour
oranais, ces quelques lignes qui montrent que la république des coquins
est au bord de la faillite morale : «A Béni-Saf, dans l'ouest de
l'Algérie, on l'appelle l'affaire du «Bungalow 33». Des juges, des
magistrats, un cadre de la Wilaya sont arrêtés dans le bungalow en
question et inculpés pour création de lieu de débauche, séduction de
mineurs, folies et orgies. L'affaire fera boum dans le ciel et dans les
bureaux du ministère de la Justice qui y enverra un inspecteur. Sauf que
quelques semaines après, elle est tout simplement réduite à une blague :
l'affaire est requalifiée lors du procès qui eut lieu cette semaine,
puis ses suites abandonnées pour vice de procédure. Les gendarmes
n'ayant pas à faire cette perquisition selon le tribunal, on cherche
maintenant celui qui a dénoncé les fêtards et le procureur a abandonné
les charges contre les prévenus qui ne se sont même pas présentés au
procès...»
Kamel Daoud, in Le Quotidien d'Oran
«Ils sont cousins, fils ou frères de qui, ces juges ? Le pauvre
Baroche (affaire similaire à Annaba), qui était lui aussi en compagnie
de cadres algériens pour les mêmes «plaisirs», devrait être libéré !
Sinon, ce serait deux poids deux mesures et du racisme anti-français !»

Tata Aldjia

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Tata Aldjia

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..