Le Bonjour du «Soir»: Il n’y a pas de hasard !

Lesoir; le Dimanche 29 Novembre 2015
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Par Maâmar Farah
Le respect dû au cours de la justice, dans l’affaire du général Hassan,
a fait que nous avions évité volontairement d’interférer, par nos
écrits, dans la phase d’instruction. La seule fois où nous avions
commenté cette question, ce fut pour dire qu’aucun général n’avait
manifesté la moindre solidarité avec les journalistes durant la période
d’inquisition. Je n’ai pas le souvenir d’un quelconque message de
soutien à notre ami Benchicou qui a été injustement incarcéré.
Et si nous en sommes là aujourd’hui, c’est parce que l’ancien directeur
du Matin a été abandonné à son sort. Certes, en privé, certaines
personnalités nous soufflaient à l’époque qu’elles demeuraient
solidaires avec le journaliste, mais aucune n’a eu le courage de le dire
publiquement. De silences en abandons et de reniements en lâchages,
l’Algérie des valeurs a été coulée par l’argent qui est devenu le moyen,
l’objectif et la fin, tuant tous les autres principes. Je me trouve au
cœur de l’Algérie profonde et la chronique quotidienne tourne
actuellement autour de la «chkara», héroïne du nouveau feuilleton
intitulé «Sénatoriales 2015»…
C’est malheureux mais c’est comme ça ! Les braves partent sous les
balles des ennemis et, quand ils survivent, ils paient pour leur
bravoure. Les lâches, parfois même les fossoyeurs, sont réhabilités à
leur place. Je ne parle pas spécialement du général Hassan : comparez la
situation matérielle de certains ex-émirs avec celle des gardes
communaux !
farahmadaure@gmail.com

Categorie(s): actualités

Auteur(s): farahmadaure@gmail.com

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