Le Bonjour du «Soir»: Tab Djenanna, nous aussi

Lesoir; le Mercredi 6 Novembre 2013
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Par Maâmar Farah
Nous sommes parfois choqués de lire certains articles. Non pas
tant sur le fond ; c'est la manière qui nous semble outrageante pour des
hommes ou des corps constitués. Mais, à bien y réfléchir, nous sommes
peut-être un peu dépassés ! Peut-être que ma génération a appris à
pratiquer le journalisme autrement. Peut-être aussi que je me
«gargarise» de mots et que notre prudence est tout simplement de
l'autocensure ou, pire, une frousse qui ne veut pas dire son nom.
Eh oui, la nouvelle génération de journalistes n'a pas froid aux yeux.
Elle n'a pas la langue et le stylo dans la poche ! Elle va beaucoup plus
loin que nos rêves les plus fous. Elle est née dans la liberté. Le
courage et l'anticonformisme lui vont très bien… Et cela, nous aurions
dû le comprendre le jour où quelques jeunes rédacteurs excités eurent
cette «folie» d'exiger publiquement - via l'AFP - la levée de l'état
d'urgence ! C'était au mois d'octobre 1988 ! Oui, ils sont bien de leur
génération ! Il n'y a pas d'erreur, ils sont le symbole de cette Algérie
qui se bat pour la liberté et la dignité et, au fond, ils ont raison
d'être insultants, outrageants et même grossiers. On leur a fait trop de
mal !
N'est-il pas temps de leur céder ce drôle de flambeau qui, à force
d'attendre le relais, a une longue barbe blanche, des béquilles sous les
bras et plus aucune étincelle sur la tête ?
maamarfarah20@yahoo.fr

Categorie(s): actualités

Auteur(s): maamarfarah20@yahoo.fr

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