LE CHEF DU GOUVERNEMENT LIBYEN À ALGER: Coopération et sécurité au menu

Lesoir; le Mardi 11 Decembre 2012
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Le chef du gouvernement libyen est depuis hier à Alger. Les deux pays tentent de regarder résolument vers l’avenir après les brouilles nées de l’après-Khadafi. Au centre des discussions, la coopération en matière sécuritaire mais également économique.
Nawal Imès- Alger (Le Soir)- Arrivé hier à Alger pour une visite de deux jours, Ali Zidane a été reçu par son homologue algérien. La coopération économique et militaire est en tête des préoccupations. La Libye qui se relève difficilement d’une période d’instabilité garde une fragilité en matière économique et est à la recherche de partenaires. De par sa proximité, l’Algérie représente un partenaire sur lequel la Libye veut compter. Les échanges avec la Libye, dont le volume était de 19,2 millions de dollars en 2011 contre plus de 56,3 millions de dollars en 2010, ont baissé de 193%. Une chute de 228,3% est constatée pour les importations de l'Algérie et 169,46% pour ses exportations. Les événements qui ont secoué le pays ne sont pas étrangers à cette situation. Sur un plan politique, les deux pays sont passés par une période de grande tension pendant et avant la «révolution». L’Algérie avait temporisé, affichant un soutien tacite au guide libyen, s’attirant les foudres des responsables du CNT. Ces mêmes responsables faisaient circuler des informations selon lesquelles des mercenaires affluaient vers le territoire libyen à partir de l’Algérie. Des déclarations qui avaient provoqué une véritable crise entre les deux pays. L’épisode de l’arrivée de la famille Khadafi sur le sol algérien n’a pas été sans conséquences sur les relations algéro-libyennes. Les nouveaux dirigeants du pays avaient en effet vu du mauvais œil la faveur accordée par Alger à la famille du guide déchu et réclamé à maintes reprises que cette dernière quitte le sol algérien pour être jugée en Libye. Un consensus a fini par être trouvé. Alger a imposé des règles strictes à la famille de Khadafi en leur interdisant toute prise de parole publique. Le deal n’a pas toujours été respecté et les transgressions ont été à l’origine de vives tensions. Aujourd’hui, les deux pays font état de la volonté de dépasser ces écueils pour regarder vers l’avenir.
N. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): N. I.

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