Le coup de bill’art du Soir: «Ich bin ein Berliner»

Lesoir; le Mercredi 3 Decembre 2014
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Par Kader Bakou
L’Allemagne célèbre cette année, le 25e anniversaire de la chute du mur
de Berlin, premier pas, à l’époque, vers la réunification du pays de
Goethe.
Le mur de Berlin, construit en 1961, encerclait totalement Berlin-
Ouest. Il divisait une ville, un peuple et constituait un des symboles
les plus marquants du rideau de fer entre l’Ouest de l’Europe
capitaliste et l’Est socialiste.
Le 26 juin 1963, à Berlin-Ouest, le président américain John Fitzgerald
Kennedy lança sa célèbre phrase«Ich bin ein Berliner» (Je suis un
Berlinois).
«Notre liberté éprouve, certes, beaucoup de difficultés et notre
démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin,
nous, d'ériger un mur [...] pour empêcher notre peuple de s'enfuir.
[...] Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du
système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier.
Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue
à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une
offense à l'humanité. [...] Tous les hommes libres, où qu'ils vivent,
sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu'homme libre, je
suis fier de prononcer ces mots : Ich bin ein Berliner !», avait
notamment dit Kennedy dans ce discours historique.
Le mur de Berlin séparait deux systèmes économiques et politiques
antagonistes. Mais, bien que séparant un seul peuple, il constituait
également «une ligne de démarcation» entre deux conceptions de la
liberté et de la culture. La partie ouest du «mur de la honte» était
toujours couverte de graffitis et de peintures murales. L’autre face du
même mur, c’était toujours «propre» sans la moindre «salissure». L’Ouest
avait peut-être compris que la culture était le talon d’Achille du
socialisme. La première fois que la jeunesse de Berlin-Est avait
«bougé», c’était quand, à quelques mètres de l’autre côté du mur,
Genesis chantait. Le rock de Genesis volait, au-delà du mur et de la
frontière, vers les oreilles des jeunes et moins jeunes de Berlin-Est.
La musique ce jour-là avait bien mérité sa définition de «message
universel» !
K. B.  

Categorie(s): culture

Auteur(s): K. B.

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