Le ministre des finances à propos du dossier Djezzy: Des questions restent à régler sur le plan financier

Lesoir; le Jeudi 7 Novembre 2013
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«C’est un long dossier, et un dossier sur lequel nous
continuons à négocier avec les partenaires (OTH, repris par Vimpelcom),
quasi-quotidiennement.» C’est ce qu’assurait hier Karim Djoudi sur les
ondes de la Chaîne III de la radio nationale, à propos du dossier de
l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy dont l’Etat algérien, usant de
son droit de préemption, négocie la cession.
Toutefois, le ministre des Finances indique qu’au «volet financier, ne
manquent que deux ou trois questions sur lesquelles nous sommes en train
de trouver une solution, avec eux».
Sans expliciter la nature de ces questions, Karim Djoudi souhaite que
«cela (un accord) se fasse prochainement». A propos de l’exercice de
droit de préemption, ciblant cette fois-ci l’usine de pneumatiques de
Bachedjarah, que Michelin Algérie a fermée «dans le cadre de la
restructuration du groupe dans le monde», expliquera-t-il, le ministre
des Finances réfute toute volonté de nationalisation. Il s’agit plutôt
de «récupérer» le foncier sur lequel est implantée cette usine dont
«l’activité disparaît», de «reprendre un actif, et cet actif est remis
sur le marché», dira Karim Djoudi. «Maintenant, il peut y avoir des
investisseurs dans le secteur des pneumatiques qui souhaiteraient,
peut-être dans l’avenir, s’implanter, s’y investir. Ils seront,
évidemment, bien accueillis», dira-t-il. Et d’ajouter qu’ «il est
possible qu’il y ait un intérêt quelque part pour un investissement». De
fait, le ministre des Finances n’écarte aucune piste. «Soit, il y a un
besoin d’investissement à caractère de service public, et il sera pris
en charge par l’Etat, soit il y a un investissement privé selon la
logique d’Etat et la logique d’Etat, c’est la règle 49/51», affirme
Karim Djoudi.
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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