Le Soir de l’Est: Constantine Ville nouvelle ou Bronx ?

Lesoir; le Mercredi 3 Decembre 2014
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En attente d’une requalification promise, la ville nouvelle d’Ali-Mendjeli
prend les allures du Bronx. Les nuits d’enfer infligées à ses habitants
par des hordes sauvages, accros aux vices, aux agressions et vendettas,
y sont légion.
Les scènes de violence qui s’y déroulent frisent parfois des dimensions
de guérillas urbaines sous les regards effarés des femmes et des enfants
et l’impuissance des services de l’ordre d’y remédier avec
l’intransigeance qu’il sied de déployer devant pareil déchaînement de
haine.
Ce qui s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi à l’unité de
voisinage (UV) 14 n’est en fait qu’un énième épisode d’un feuilleton qui
dure depuis plusieurs années. Toutes les approches préconisées par les
autorités administratives et sécuritaires pour pallier le phénomène de
guerres des gangs qui hantent les îlots d’immeubles étalés à perte de
vue et dénommés unités de voisinage, euphémisme oblige eu égard à leur
caractère de «cités de recasement», se sont avérées caduques. Ceci, au
moment où les bandes rivales sont parvenues à aiguiser leurs stratégies
de guerre qui n’obéit plus aux ruées vers des affrontements classiques
entre bandes rivales mais à des maillages assez prévoyants pour piéger y
compris l’intervention des services de l’ordre, pris très souvent pour
cibles des belligérants. Par la terreur, chaque camp tente d’imposer son
autorité sur les espaces communs et / ou privés. L’arsenal d’armes
blanches et de cocktails Molotov qui ressurgit à chaque échauffourée ne
se termine jamais sans brutalités physiques, saccage des biens et
agressions en tout genre y compris à l’intérieur des foyers de riverains
qui ont choisi, pour certains, l’exil, présage de l’impossible
cohabitation. Conséquence de la bidonvillisation des nouvelles cités
décriée par les spécialistes au tout début des grandes opérations de
recasements qui se poursuivent selon le même schéma, les fléaux sociaux
qui prolifèrent à la nouvelle-ville Ali-Mendjeli ont atteint des
proportions alarmantes. Les drames qui s’y sont produits n’ont pas, à ce
jour, boosté le programme de requalification de cette mégacité, décidé
en Conseil interministériel en décembre 2011. Programme qui englobe
entre autres l’implantation de plusieurs Sûretés urbaines et un
redéploiement soutenu des services de l’ordre dans cette agglomération
qui abriterait dans un proche avenir près de 500 000 âmes.
Une implosion qui n’a pas été accompagnée d’infrastructures adéquates,
proportionnellement à la taille des programmes de logements inscrits à
l’image de la surcharge des écoles qui dépasse parfois l’entendement.
Mais il n’en demeure pas moins que l’insécurité constitue une hantise
aussi bien pour les habitants de cette ville-nouvelle que pour les
services de sécurité, sommés le plus souvent de privilégier une approche
de proximité dans le traitement des conflits et fléaux qui polluent son
quotidien.
A l’UV 14 précisément, les autorités locales ont été unanimes, il y a
une année de cela, pour préconiser l’apaisement et le rapprochement
entre ex-habitants de Oued-El-Had et ceux issus du bidonville de Fedj-Errih
suite à plusieurs jours d’affrontements sanglants.
Depuis, le climat y est demeuré irrespirable puisque les hostilités
entre les deux camps n’ont jamais cessé face aux renoncements des
autorités.
K. G.

El Tarf
Les émeutes et les protestations reprennent à travers toute la wilaya
Plusieurs communes de la wilaya ont connu, hier, moult mouvements de
protestation pour revendiquer leur part du programme de l’aide à
l’habitat rural et l’amélioration des conditions de vie en général.
Des dizaines de citoyens de l’agglomération secondaire de Sidi M’barek,
ont procédé dés l’aube, à bloquer l’axe routier de la RN 84A, reliant
l’aéroport de Annaba à la ville d’El Kala.Les protestataires qui ont
refusé de prendre langue avec le P/APC, ont revendiqué principalement
des lots de terrains indispensables pour entamer la construction de
leurs habitations, sachant qu’ils disposent de décisions administratives
de l’aide à l’habitat rural et ce, depuis 5 ans déjà. Par ailleurs, dans
la même veine, d’autres citoyens ont réclamé, entre autres, leurs parts
du nouveau programme de l’habitat rural et qui concerne les 3 000 aides,
non encore, dispatchées entre les communes, l’aménagement des ruelles de
leur agglomération, le gaz de ville et l’amélioration du service public
en ce qui a trait aux prestations administratives de la commune. Dans la
commune de Bouhadjar, les habitants du petit village de Bibta sont
sortis dans la rue pour faire entendre leurs voix et revendications, à
savoir l’eau potable, l’électricité, l’aménagement de chemins ruraux et
de pistes, et dénoncer, par ailleurs, l’absence du minimum requis en
matière de commodités d’une vie décente. De fait, ils ont coupé le
chemin de wilaya qui relie le chef-lieu de leur commune avec les
communes de Hammam Ben Salah et Oued Zitoune. Sur place, le maire qui a
écouté les doléances des protestataires, leur a indiqué que l’ensemble
de leurs demandes seront prises en charge et transmises aux autorités
locales. Même topo, dans la commune d’El Tarf, où des dizaines de
citoyens ont organisé un sit-in devant le siège de la commune pour
revendiquer la distribution de l’aide de l’habitat rural relevant du
quota de 3 000 aides octroyées par le Premier ministre lors de sa visite
de travail et d’inspection dans la wilaya, il y a une année. Ainsi, face
à la léthargie ambiante dans la wilaya, ce sont les revendications
sociales sur fond d’émeutes et de mouvements de protestation qui
semblent prendre le dessus.
Daoud Allam

Skikda
Renforcement de la fourniture d'eau potable à Bekkouche-Lakhdar
L’alimentation en eau potable (AEP) sera prochainement renforcée au
profit des 16 000 habitants de la commune de Bekkouche-Lakhdar, située à
l’extrême est de la wilaya de Skikda, a-t-on appris mardi auprès des
services de l’Assemblée populaire communale (APC).
Cette action de renforcement, en réalisation pour un coût de 12 millions
de dinars mobilisés dans le cadre des PCD (plans communaux de
développement) de l’exercice 2014, a nécessité la construction d’un
réservoir de 500 m3, dont les travaux ont dépassé les 90 % d’avancement,
a affirmé le secrétaire général de la commune, Mohamed Sebti.
Ce projet mettra fin au calvaire vécu depuis de longues années par la
population de cette commune, contrainte de s’approvisionner à partir de
petits puits familiaux ou par camions-citernes, a indiqué le même
responsable.
Plusieurs villages et mechtas relevant de cette commune de 153 km2
bénéficieront de cette opération prévue pour être achevée «dans quelques
semaines», a encore affirmé M. Mohamed Sebti.
APS

Batna
Le développement de l'aquaculture, un choix incontournable
L'aquaculture, appelée à jouer un «rôle central» dans la croissance de
la production halieutique nationale, est aujourd’hui un «choix
incontournable», a estimé mardi à Batna le directeur de la pêche et des
ressources halieutiques (DPRH) de Sétif, dont la structure rayonne
également sur les wilayas de Batna, Bordj-Bou-Arréridj et M’sila.
S’exprimant lors d’une manifestation «portes ouvertes» sur
l’aquaculture, organisée au Centre culturel islamique de Batna, Djamel
Tiberkouket a considéré que la filière aquacole est «en mesure de
compléter les besoins du pays en matière de consommation de poissons».

Pour ce responsable, «l'augmentation de la production halieutique
nationale est intimement liée à l'essor de l'activité aquacole», une
filière appelée, selon lui, à se développer davantage au vu de l’intérêt
qui y est accordé par l’Etat.
M. Tiberkouket a fait part, au cours de cette manifestation initiée par
la station de pêche de Batna, de la nécessité d’une bonne exploitation
des espaces, agricoles ou autres, pouvant abriter des projets liés à
l’aquaculture. Des projets, a-t-il estimé, qui vont dans le sens du plan
opérationnel Aquapêche 2020 qui a pour ambition de faire du secteur un
véritable moteur de croissance, efficient et durable, pour l'économie
nationale.
Aïssa Mechernene, responsable de la station de pêche de Batna, structure
rattachée à la DPRH de Sétif, a souligné, de son côté, «les efforts
déployés localement pour promouvoir l’investissement dans les
différentes activités aquacoles, comme la pisciculture artisanale
intégrée à l’agriculture et la pêche continentale pratiquée dans les
lacs, les retenues collinaires et les plans d’eau des barrages, à
travers 21 points de la wilaya».
Ces «portes ouvertes», complétées par une rencontre de différents
responsables locaux du secteur, sont destinées à «dégager une nouvelle
vision stratégique basée sur des connaissances scientifiques, afin de
stimuler et favoriser l’investissement», selon les organisateurs qui ont
ajouté que la manifestation est aussi une «opportunité pour orienter et
encourager les porteurs de projets dans le domaine, par le biais des
dispositifs de soutien à l’emploi».
Des tables rondes axées sur la filière aquacole, sa compétitivité, ses
circuits de distribution et sa dimension écologique ont également été
organisées à l’occasion de ces «portes ouvertes».
APS

Categorie(s): régions

Auteur(s): APS

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