LE SOIR DE L'OUEST

Lesoir; le Dimanche 16 Decembre 2012
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TIARET
Quelles solutions pour ces SDF qui préfèrent leurs gîtes de
fortune ?
Ils préfèrent passer la nuit dans des gîtes de fortune et parfois à
la belle étoile, bravant la rigueur du froid et les risques qui les
guettent à tout moment. Ce sont les sans-domicile fixe (SDF) qu’on
trouve éparpillés ça et là à travers les différents coins de la ville.
Leurs abris convoités ne sont autres que des habitations en chantier ou
des endroits souvent discrets qu’ils ne changeront contre rien au monde.
Ainsi, face à leur refus parfois catégorique d’être évacués vers des
structures appropriées, les brigades mobiles composées des services
sociaux, médecins, psychologues, services de sécurité avec le soutien
indéfectible du Croissant rouge, parviennent tant bien que mal à faire
raisonner ces personnes sans toit. En effet, selon une situation
nouvellement établie par la Direction de l’action sociale et de la
solidarité de la wilaya de Tiaret, les tournées nocturnes menées en ce
sens ont été couronnées par la récupération de 36 personnes sans abris
pour les répartir ensuite à travers le centre de rééducation pour
mineurs «Ali Maachi» et le foyer pour personnes âgées où les conditions
sont meilleures. En revanche, d’autres s’obstinent à rester dans leur
lieu, ce malgré l’insistance des psychologues. Ils sont régulièrement
servis sur place en repas chauds, couvertures et autres vivres jugés
indispensables pour parer au pire, en cette période connue pour son
climat glacial. Le comble est que la majorité de ces SDF ne tardent pas
à retourner au bercail, un phénomène jugé normal de l’avis de M. Sekioua,
DAS de Tiaret et psychologue de formation, expliquant que «ces personnes
qui se sont habituées à l’errance, ne supportent pas l’ordre en milieu
institutionnel, du fait de la perte de leurs repères et de la notion
spatiotemporelle » argumente-t-il en substance. Parallèlement à cet élan
de solidarité envers les couches vulnérables, les services sociaux
s’attellent à prendre en charge les ressortissants maliens ayant foulé
le sol tiareti depuis quelque temps. Selon des statistiques récentes,
pas moins de cinquante cas ont été jusque-là recensés et sont
actuellement pris en charge en attendant de les placer dans une
structure qui serait implantée du côté de la cité «Teffah», dans la
partie sud de la ville. Enfin, il y a lieu de rappeler dans le même
sillage, qu’une famille composée de six membres déficients mentaux,
vivant dans des conditions d’extrême précarité à Chaabet Arbia à Frenda
a été transférée momentanément au centre pour personnes âgées de Tiaret.
Là, elle jouit d’une prise en charge médicale et psychologique, en
attendant de réintégrer le logement neuf dont elle vient de bénéficier…

Mourad Benameur

Categorie(s): régions

Auteur(s): Mourad Benameur

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