LE SOIR DE L'OUEST

Lesoir; le Samedi 22 Decembre 2012
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33e CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ
ALGÉRIENNE PÉDIATRIE
Des médecins veulent de nouveaux vaccins
Le 33e Congrès national de la Société algérienne de pédiatrie (SAP),
qui a entamé ses travaux ce jeudi à l’Hôtel Le Méridien d’Oran, a été
une occasion de lancer le débat sur quelques questions liées à la prise
en charge de la mère-enfant au sein des services hospitaliers
spécialisés.
Si ce congrès s’est attaché à aborder avec les quelque 300 participants
venus des quatre coins du pays, des thèmes liés aux soins en
néonatologie, l’antibiothérapie en pédiatrie ou encore les questions
liées à la nutrition, au diabète, c’est une communication sur
l’épidémiologie et l’évolution des méningites bactériennes en Algérie de
2005 à 2012 qui a retenu l’attention. Et pour cause, cette pathologie
qui représente encore en Algérie une morbidité de 24,7 % et mortalité de
28 %, dira une des intervenantes, la Professeur F.Z Zmit de l’EHS d’El
Kettar et d’ajouter que selon son étude «47% des enfants ayant eu une
méningite n’étaient pas vaccinés ». La méningite bactérienne,
lorsqu’elle n’est pas soignée à temps, laisse des séquelles
neurologiques graves et irréversibles et très handicapantes comme montré
lors d’un documentaire projeté aux participants. Ainsi, d’aucuns
estiment, désormais, que les nouveaux vaccins contre les méningites
devraient être introduits dans notre pays alors que le coût est très
élevé, mais pour autant et par rapport à cette question, des médecins
estiment qu’il faut avant toute chose réaliser des enquêtes
épidémiologiques fiables à l’échelle nationale. Le professeur J.P
Grangaud d’Alger a été le premier à intervenir pour une communication
qui retracera l’historique du développement et de l’évolution des
établissements hospitaliers mère et enfant en Algérie, qui étaient
inexistants en 1996, passant à 2 en 2002 puis à 24 en 2009. Néanmoins
ces chiffres ne masqueront pas totalement le fait que les résultats
escomptés sont un peu en deçà des attentes parce que tout simplement, il
n’y a pas de codification sur les besoins réels sur le terrain par
exemple en matière d’affectation des personnels, d’ouverture d’EHS,
faisant que la carte sanitaire du pays est encore déséquilibrée. C’est
ce même professeur qui se chargera de rendre un hommage fort à feu P
Chaulet, décédé récemment, dont la mémoire, le travail et l’engagement
méritent d’être salués par tous. L’intervenant rappellera à cet égard
que P. Chaulet fut un combattant infatigable en faveur de la «santé
publique». C’est à lui encore que l’on doit l’instauration d’une liste
de médicaments essentiels à avoir en permanence en Algérie et en matière
de formation, les innombrables médecins, professeurs et spécialistes qui
l’ont eu comme enseignant». Mais c’est aussi comme juste combattant pour
l’indépendance de l’Algérie qu’il faut se souvenir de P. Chaulet, nous
diront bien des participants. Les travaux du colloque devraient se
poursuivre jusqu’à aujourd’hui sous forme d’ateliers qui devront être
suivis de recommandations.
Fayçal M.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Fayçal M.

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