Le Soir de l’Ouest

Lesoir; le Dimanche 10 Mai 2015
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Oran
Une marche pour dénoncer la menace d’un licenciement collectif à la
Setram
La situation semble aller vers un pourrissement du conflit qui oppose
les 700 travailleurs grévistes de la Setram à leur direction. Après un
arrêt de travail qui dure depuis le 1er mai, le déplacement des
représentants des travailleurs à Alger est resté vain car ceux-ci n’ont
pas été reçus par la direction. Hier, ils étaient des centaines à
entamer une marche qui a pris le départ de leur Direction à Sidi Maârouf
(Oran), pour atteindre la Place d’armes.
Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - La colère des travailleurs entre agents
de sécurité, conducteurs, vendeurs de tickets, contrôleurs, et même des
cadres administratifs de la Setram (gestionnaire de l’exploitation du
tramway d’Oran), était à son summum hier, faisant suite à des
informations qui leur sont parvenues quant à un probable licenciement
collectif.
D’une même voix, les grévistes scandaient «oui à l’application de la
réglementation en vigueur en Algérie». Donnant la parole au représentant
syndical (UGTA) des grévistes, ce dernier nous explique les motivations
de cette grève «nous avons tenté à plusieurs reprises de dialoguer avec
notre direction, plus précisément avec le directeur M. Michel Nivol qui
a refusé de parler avec le syndicat tout en nous menaçant de
licenciement. Dès lors, seul l’arrêt de travail était la solution.
Durant cette marche, nous étions 700 salariés et nous sommes au total
800. Les 100 restants font partie de l’administration, qui, sous la
pression, ne font pas grève. Certains, même sans habilitation, font
partie de ceux qui conduisent le tram durant cette grève».
Deux points essentiels constituaient jusque là les revendications des
grévistes : «assurer des salaires viables aux agents de sécurité et
réduire le volume horaire de travail de 48 heures à 40 heures par
semaine, conformément à la loi sur le travail», un troisième point qui
semble figurer en haut de leurs exigences à présent : le départ de
l’actuel directeur, ainsi que la réhabilitation de leur collègue
«licencié abusivement», le paiement des heures supplémentaires et le
changement du plan de gestion de l'entreprise.
De son côté, la direction de la Setram, par le biais de son chargé de
communication que nous avons contacté hier, nous dira qu’elle n’a aucun
commentaire supplémentaire à faire concernant ce conflit (considérant la
grève d’illégale) si ce n’est de demander aux personnels de regagner
leurs postes de travail. A notre question relative à la menace de
licenciement collectif, notre interlocuteur commence par dire qu’à ce
sujet il n’avait aucun commentaire à faire, puis de rajouter «je ne peux
ni affirmer ni infirmer cette information».
Concernant le service minimum, notre interlocuteur nous fait savoir que
le tramway fonctionne à présent à raison de 5 à 6 rames par jour, avec
un intervalle de 25 mn entre chaque rotation et que le travail est
assuré par des conducteurs et même des agents de l’administration.
Pour leur part, les 700 agents de la Setram grévistes campent sur leurs
positions et ne comptent pas regagner leurs postes de travail tant que
leurs revendications ne seront pas acceptées et appliquées. Il est prévu
pour aujourd’hui une autre marche qui les mènera jusqu’à la direction
des transports. «Nous nous y rendons pour un sit-in de protestation car
le directeur de la Setram nous a affirmé qu’il avait le feu vert de la
direction des transports pour licencier les grévistes.»
Le représentant du syndicat des travailleurs de la Setram nous confie
«Les grévistes ont reçu le soutien de leurs collègues d’Alger à travers
un courrier qui a été déposé à la direction générale de la Setram
l’invitant à régler le conflit ; le cas échéant, ils rejoindront le
mouvement de grève».
A. B.

A l’initiative de l’association des praticiens de Tiaret
La pathologie cardiovasculaire sous toutes les coutures
Peut-on prévenir le risque d’hypertension artérielle ? Avons-nous ce
réflexe de mesurer régulièrement notre tension ? Sa détection précoce
peut-elle réduire la menace de l’infarctus du myocarde et des AVC ?
Telles sont, entre autres, les interrogations qui ont marqué la journée
de formation médicale sur la pathologie cardiovasculaire organisée hier
par l’Association des praticiens de la wilaya de Tiaret.
Représentant différents établissements sanitaires d’Alger, de Mascara,
de Tiaret et même de Paris en France, les intervenants ont tenu, de
prime abord, à mettre en exergue les dangers de l’hypertension du fait
qu’elle constitue l’un des principaux facteurs de cardiopathie et
d’accident vasculaire cérébral.
Pire encore, elle est perçue comme cause première de décès prématuré et
de handicap dans le monde. S’appuyant sur des statistiques de
chercheurs, le Dr Maâchi Mustapha, président de l’Association Apratia,
dira que «l’hypertension contribue chaque année à la survenue de près de
9,4 millions de décès par maladie cardiovasculaire, comme elle augmente
le risque de générer d’autres problèmes de santé tels la cécité et
l’insuffisance rénale», indiquera-t-il.
Le même intervenant, tout comme ses confrères d’ailleurs, n’a pas
négligé pour autant l’aspect purement préventif de la maladie, car,
répliquera-t-il «la maîtrise de l’hypertension artérielle est assujettie
à sa détection et à sa connaissance par le sujet luimême», et de
poursuivre «il est évidemment beaucoup moins onéreux pour les individus
et les gouvernements de déceler précocement l’hypertension artérielle
pour réduire le risque de l’infarctus du myocarde et d’AVC, que de
recourir à la chirurgie cardiaque, à la dialyse...
Le Dr Maâchi devait également insister sur des conseils pouvant
contribuer à réduire les risques de la maladie comme l’abstention de
fumer, la consommation de moins de sel, l’hygiène alimentaire, le
recours régulier aux exercices, l’abus d’alcool... Pour ce qui est des
autres communications programmées pour la circonstance, elles ont porté
sur des thèmes permettant à mieux cerner cette maladie dévastatrice et
les voies à entreprendre pour s’en prémunir. Prenant la parole, Dr
Benhmed, médecin inspecteur à Tiaret, devait faire un état des lieux des
affections cardiovasculaires en Algérie et dans le monde en se basant
sur des résultats d’enquêtes nationales.
A ce titre, il précisera que l’Algérie est en train de vivre une
transition épidémiologique et passe d’un pays où sévissaient des
maladies de pauvres à un pays où surgissent de plus en plus de maladies
dites de pays riches, à l’image de l’hypertension artérielle, le
diabète, le cancer, l’asthme et évidemment les maladies
cardiovasculaires. Les autres intervenants ont eu à aborder des thèmes
selon leurs spécialités comme «l’embolie pulmonaire et perspectives (Dr
Bouteldja, interniste et Dr Kheirat, radiologue EHS Baïnem), «prise en
charge en urgence des cardiopathies sévères du nouveau-né (Dr Touati,
chirurgien cardiovasculaire infantile EHS Baïnem), «approche biologique
de la thrombose» (Dr Bouziane, biologiste Tiaret), «prise en charge de
la femme enceinte hypertendue» (Pr Chafi et Dr Guella, CHU Oran),
«l’hypertension artérielle du sujet âgé» (Dr Bessayeh, cardiologue
Oran), «la néphroprotection : mythe ou réalité» (Dr Djoudad, néphrologue
CHU Oran).
Il convient de souligner que l’association des praticiens de la wilaya
de Tiaret qui vient de souffler sa première bougie, compte à son actif
plusieurs initiatives du genre dédiées à mettre la lumière sur des
sujets en rapport avec l’humain et sa santé.
Mourad Benameur

Aïn-Témouchent
Distribution de 122 logements sociaux à Aïn-Kihel
Profitant de l'occasion des festivités marquant le 70e anniversaire des
massacres du 8-Mai-1945 qui ont eu lieu dans la daïra de Aïn-Kihel, le
chef de l'exécutif de la wilaya et les responsables locaux ont procédé à
la remise des clés au profit de 122 bénéficiaires de logements locatifs.
Ces derniers ont été relogés dans leurs nouvelles habitations après une
opération de démolition de leurs habitations vétustes. Ces derniers ont
accueilli favorablement cette action, eux qui ont vécu plus de 50 ans
dans leurs anciennes batisses.
L'occasion a été aussi mise à profit pour le lancement du projet de 128
logements locatifs,les responsables ont aussi inauguré un stade de
proximité et la mosquée d'Essalem de la ville. Plusieurs figures
sportives et culturelles ont été honorées par les responsables en cette
journée du 8 mai.

9 milliards de centimes pour désenclaver Aïn-Zdyel
La localité de Aïn-Zdyel rattachée à la commune d'El-Hassasna dans la
wilaya de Aïn-Témouchent, a bénéficié de plusieurs projets de
développement, entre autres la route qui mène la localité au chef-lieu
de commune pour un montant de 9 millards de centime .
Il est aussi question de raccorder la localité par un réseau de fibres
optiques.
La région a bénéficié également d'autres projets tels : une place
publique, une Maison de jeunes et une annexe communale. Selon un élu,
toutes les préoccupations des habitants de ce village distant de 10
kilomètres du chef-lieu de la commune, sont prises en considération par
les élus d'El-Hassana, ajoutant que sa commune s'apprête à couvrir le
stade de cette localité d’une pelouse synthétique afin que les jeunes de
cette localité puissent s'adonner à leur sport favori.
S. B .

Relizane
Des glucomètres pour les diabétiques
La salle des fêtes de la Maison de la culture du chef-lieu de Relizane a
connu samedi, une grande affluence de patients venus participer à une
opération de dépistage du diabète, organisée par l'EPSP de Relizane,
avec la collaboration des laboratoires étrangers spécialisés dans la
production de médicaments et instruments liés à la diabétologie.
Sous la houlette de l’association locale des diabétiques, médecins
coordinateurs, la corporation médicale et paramédicale s'est investie à
piloter des actions de consultations des patients, et de dépistage et
diagnostic précoce du diabète. Les délégués médicaux des laboratoires
avaient assuré le soutien logistique de cette opération, en mettant à la
disposition de l'unité sanitaire des instruments et consommables
médicaux, ainsi que des glucomètres offerts gracieusement à une
vingtaine de malades chroniques, tout en assurant des séances de
sensibilisation sur la maladie ou encore des cours d'initiation à la
technique d'injection de l'insuline, avec des supports tels les
dépliants schématisés ou la projection de vidéos éducatives.
L'objectif de cette manifestation est d'assurer une vulgarisation de
l'option de prévention incitant les sujets à des consultations médicales
périodiques où un diagnostic précoce favoriserait une meilleure prise en
charge sanitaire et une meilleure approche pour bien vivre avec son
diabète.
A. Rahmane

Chlef
Il survit avec un morceau de rond à béton dans l'abdomen
Les éléments de la Protection civile n'ont pas eu à faire à une
évacuation ordinaire et pour cause. Ce jeudi, ils ont été appelés pour
convoyer en urgence le jeune H. A., âgé 6 ans et habitant Chorfa, à la
zone 6 de Chlef vers les urgences de l'hôpital de Ouled-Mohamed.
Le blessé a été touché par un morceau de barre de rond à béton de
diamètre 6 qui lui a transpercé de biais l'abdomen et est resté coincé
au niveau de la cuisse du côté opposé.
L'enfant a été miraculeusement sauvé par la célérité des secours et une
équipe chirurgicale compétente, qui a retiré avec délicatesse le corps
étranger.
L'anesthésiste Hachaïchi Saïda, qui a beaucoup participé à cet heureux
dénouement, nous explique que l'enfant a eu la vie sauve car la veine
fémorale n'a pas été touchée, ce qui aurait pu occasionner une
hémorragie cataclysmique mortelle.
Les parents rendent grâce aussi à la chirurgienne qui a beaucoup
d'expérience et a utilisé une technique qui s'est avérée payante.
Les services de police mènent une enquête pour connaître les
circonstances de ce grave accident.
Medjdoub Ali

Categorie(s): régions

Auteur(s): Medjdoub Ali

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