Le Soir de l’Ouest: Oran Effondrement d’une bâtisse

Lesoir; le Mercredi 3 Decembre 2014
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Le drame a eu lieu hier à 9 heures du matin au quartier légendaire et
populaire de Sid-El-Houari, plus précisément au niveau de l’un des trois
«Haouch» qui se font face dans la rue 1 Vallit. Heureusement, le couple
qui a vu le sol se dérober sous ses pieds avait déjà envoyé ses trois
enfants à l’école. Leur chute à l’étage en dessous s’est faite sur leur
voisine qui dormait.
Il aura fallu plus de quatre heures aux pompiers et aux voisins pour
extraire les victimes des décombres et des amas de gros blocs de pierre
et de fer rouillé. «L’une des victimes a cru que son heure était venue,
et on n’apercevait que son index soulevé prononçant la chahada», nous
diront ses voisins. Sur place nous avons été entourés de toutes parts et
chacun voulait nous faire entrer chez lui pour constater le danger dans
lequel ils vivent.
Dans cette allée de Sid-El-Houari, cohabitent près d’une quarantaine de
familles réparties sur trois habitations (Haouch) rue 1 Vallit et rue
Youcef-Ben-Techfine (le n°5 et 8). La visite en elle-même de ces
habitations était un risque, on nous conseillait à chaque fois de monter
les escaliers en restant contre le mur ou encore d’éviter certaines
parties du sol car menaçant de s’écrouler.
Les pièces de toutes ces maisons que nous avons visitées sont indignes
pour qu’un être humain puisse y vivre, ne serait-ce qu’un court instant.
Des murs fissurés de toutes parts, des plafonds effondrés laissant
couler toute la pluie qui tombe. Une humidité à vous couper le souffle
et des égouts éclatés laissant apparaître toute la laideur d’une réalité
désolante.
«Le recensement ? Vous plaisantez ou quoi, c’est devenu un rituel auquel
plus personne ne croit», nous dira un père de famille. «Regardez, pour
preuve, nos affaires sont toutes préparées dans ce coin car au Ramadhan
passé, le passage d’une commission nous a fait savoir que notre
relogement est imminent et qu’il fallait être prêt, mais personne n’est
revenu et on nous a oubliés une fois de plus», nous dira un vieil homme
adossé contre un mur de l’une des chambres fissurées où des bassines
sont éparpillées pour contenir les grosses gouttes de pluie. C’est dans
ces conditions que cet Algérien dort avec sa femme qui nous dira avec
désespoir «nous attendons la mort nous n’attendons plus rien de ces
autorités qui mentent». Une autre d’enchaîner «vous savez, notre Etat
attend toujours qu’il y est des morts pour agir mais moi, je ne veux pas
mourir, je veux vivre dignement, je suis trop jeune pour mourir afin de
faire réagir !». Bien évidemment, les autorités ont été dépêchées sur
les lieux du drame, à leur tête le wali d’Oran. Mais la question que
chacun se pose c’est que ces autorités connaissent par cœur l’état des
lieux et l’urgence à reloger toutes ces familles, «les listes» existent
et les promesses encore plus, pourquoi tant de lenteur dans le
relogement de ces cas extrêmement urgents ? La réponse ne s’est pas fait
attendre, nous avons reçu un communiqué adressé à notre rédaction par
les services de la wilaya. Il y est précisé que ce même haouch où a eu
lieu l’effondrement partiel avait fait l’objet de relogement de ses
habitants en 2000, toutefois il n’avait pas été détruit et ainsi, il a
été occupé par d’autres familles.
L’on apprend que le wali d’Oran a décidé de reloger les 28 familles
occupant ces lieux avec effet immédiat de démolition de l’habitation
sitôt les familles évacuées.
Amel Bentolba

Journées de lutte contre les violences faites aux femmes
Le collectif de «Jeunes Mostaganem» en campagne
Hier, mardi, s’est tenue à la bibliothèque de l’université Abdelhamid-Benbadis
la campagne d’activisme de 16 jours contre les violences faites aux
femmes.
L’association du collectif «Jeunes Mostaganem» appuyée par l’Afepec
(Association féministe pour l’épanouissement de la personne et
l’exercice de la citoyenneté) organise des journées de sensibilisation
contre la violence faite aux femmes.
L’objectif de cette rencontre est de dresser un état des lieux de la
situation sur les actes de violences dirigés contre la gent féminine
causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances
physiques sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes,
la contrainte ou la privation arbitraire de liberté que ce soit dans la
vie publique ou privée.
La représentante de l’association du collectif «Jeunes Mostaganem» dira
en marge de cette manifestation que : «la violence faite aux femmes est
un frein au développement ; quand une femme subit des violences ; c’est
aussi sa famille qui en pâtit. Cette violence empêche les femmes de
faire valoir pleinement leurs droits économiques, sociaux et culturels».

Notre interlocutrice aspire à un monde dans lequel les femmes pourraient
disposer de leurs corps comme de leur vie, un monde où elle pourrait
vivre sans violence et où leurs droits seraient respectés et c’est pour
ce principe que cette association et ses partenaires combattent non
seulement les symptômes et les conséquences de la violence mais aussi
ses causes.
Une exposition de photos et de toiles artistiques illustrant d’une
manière crue le harcèlement et le sexisme ordinaire contre les femmes se
tient dans le hall de la bibliothèque alors qu’une projection de 2
courts-métrages suivis de débats «femmes battues» et «tristesse
souriante» de Mohamed El Amine Beghoud ont été projetés et des
communications sur le thème de la violence faites aux femmes ont été
animées par des enseignantes de l’université du département des Arts.
A. B.

Relizane
Les élèves de Nouamria réclament le transport scolaire
Bien que l’Etat débloque des sommes colossales pour l’amélioration du
cadre de vie, certaines localités sont toujours en dehors de la zone de
développement.
La population de la petite localité Nouamria, relevant de la commune de
Yellel, à une trentaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la
wilaya de Relizane, réclame des bus de transport scolaire.
En effet, ce petit hameau situé sur les hauteurs de ladite municipalité,
ne dispose pratiquement pas de bus de ramassage scolaire, au grand dam
des écoliers et surtout de leurs parents. Ainsi et selon plusieurs
témoignages, les élèves sont obligés de parcourir plus de huit
kilomètres à pied, afin de regagner l’établissement scolaire le plus
proche.
«Depuis la rentrée, on n’a pas cessé de réclamer des bus pour nos
enfants. Mais à chaque fois, les autorités concernées font la sourde
oreille !», explique un père de famille, et ajoute : «Je suis obligé de
quitter mon travail afin d’aller chercher mes enfants de l’école. Car,
par les temps qui courent, on n’est jamais trop prudent», a-t-il
indiqué.
Les écoliers courent un réel danger en empruntant cette route jonchée de
crevasses et autres ravins. Pis encore, ils font face à des égouts à
ciel ouvert et autres immondices.
Par ailleurs, il y a lieu de préciser que le maire de Yellel, avait,
lors du conseil de wilaya dédié à la rentrée scolaire, interpellé le
chef de l'exécutif à ce propos. Cependant, force est de constater
qu'aucune mesure concrète n'a été prise.
D’ailleurs, certains parents d'élèves menacent d'empêcher leurs rejetons
de regagner leurs établissements, si ce problème venait à perdurer, nous
a-t-on encore fait savoir.
A. Rahmane

NAÂMA
Fin de cavale d’un voleur de véhicule
N. L. un homme originaire de Tlemcen, âgé de 34 ans, auteur du vol d’une
voiture de marque Peugeot 406 de Tlemcen, a été arrêté par les éléments
de la BRI de la Sûreté de la wilaya de Naâma sur les hauteurs de la
ville de Asla.
Le malfaiteur qui faisait l’objet d’un avis de recherche, après une
plainte déposée par le propriétaire du véhicule répondant aux initiales
de L. B., originaire lui aussi de Tlemcen, était activement recherché
par les services de sécurité.
C’est au barrage fixe de la police sis à l’entrée de la ville de
Aïn-Sefra, que l’indélicat chauffeur a été identifié avec le véhicule
volé, mais il ne laissa aucune occasion aux policiers de lui dresser
obstacle, un semblant temps d’arrêt et il finit par faire une embardée à
grande vitesse en prenant la fuite.
Après une longue poursuite, une embuscade dressée par les éléments de la
BRI de la Sûreté de wilaya de Naâma sur les hauteurs de la ville de Asla
a mis fin à la cavale du voleur de la 406 qui a été récupérée avec les
papiers du propriétaire.
Présenté au parquet, le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt,
pour les délits suivants : vol, non obéissance aux policiers et fuite.
B. Henine

EL-ABIODH-SID-ECHEIKH
Un Qatari et un Égyptien trouvent la mort dans un tragique accident de
la route
Trois personnes ont péri dans un tragique accident survenu en début de
cette semaine, sur la RN6B reliant la commune d’El-Abiodh-Sid-Cheikh à
celle d’El-Bnoud (une commune située à l’extrême sud de la wilaya d’El-Bayadh,
jouxtant l’Erg occidental).
Deux personnes de nationalité étrangère (un Qatari et un Egyptien) ainsi
qu’un élu local d’El-Bnoud ont trouvé la mort sur place, alors que deux
blessés de la même délégation ont été évacués en urgence vers les UMC de
l’hôpital de la ville d’El-Abiodh-Sid-Cheikh, apprend-on. En effet, les
mauvaises conditions climatiques ont été à l’origine de l’accident de la
délégation quatarie qui était à bord d’un véhicule Toyota 4x4, qui a
fait un long dérapage sur une chaussée glissante, pour finir sa course
après plusieurs tonneaux sur plusieurs mètres. Les victimes ont été
transférées à la morgue du même hôpital, indique-t-on. Une enquête a été
ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.
B. H.

Sidi-Bel-Abbès
1 quintal de kif traité saisi sur l’autoroute Est-Ouest
Dans la journée de lundi dernier, les douanes de Sidi-Bel-Abbès ont
intercepté, sur l’autoroute est-ouest, au niveau de la localité de
Benbadis, une Chevrolet dont le réservoir d’essence contenait 130 kg de
kif traité. Le conducteur a été arrêté. Le véhicule et la drogue ont été
saisis.
A. M.

EDUCATION
Sit-in régional des intendants à Mascara
Les intendants ont répondu à l’appel de l’UNPEF. Malgré la pluie, ils
ont observé, hier, un sit-in devant le siège de la Direction de
l’éducation de Mascara. Ils étaient venus de Mostaganem, Tlemcen,
Aïn-Témouchent, Relizane, Sidi-Bel-Abbès et Tissemsilt, ceci pour
l’Ouest, alors que deux représentants ont fait le déplacement de Guelma
et El-Oued pour se solidariser avec leurs sept collègues de la wilaya de
Mascara. Ils qualifient cette décision d’arbitraire prise par le
directeur de l’éducation après la grève nationale, nous dira le
représentant de l’UNPEF de Mascara.
La protestation s’est déroulée dans le calme et en fin de matinée, c’est
une procession de femmes et d’hommes de la corporation qui a entamé une
marche vers le siège de la wilaya. Côté participation, les
protestataires étaient au nombre d’une centaine.
M. Meddeber

Categorie(s): régions

Auteur(s): M. Meddeber

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