LE SOIR DU CENTRE

Lesoir; le Jeudi 29 Novembre 2012
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TIPASA
Aménagement d’un parc littoral à Sidi Ghilès
La protection de l’environnement et la préservation du cadre de vie au
niveau de la wilaya de Tipasa, restent la préoccupation majeure des
autorités locales, mais aussi de la Direction de l’environnement.
C’est à ce titre qu’il est prévu sur la côte maritime de la ville de
Sidi Ghilès, l’aménagement d’un jardin littoral d’une superficie de 8
hectares, sur le site d’une ancienne décharge qui jouxtait le littoral
maritime occupant une importante superficie, qui fut dans le passé une
belle étendue sablonneuse, sur laquelle le ressac des vagues faisait
entendre son clapotis. Il convient de rappeler que ce projet de jardin
littoral jouxte aussi la proximité immédiate du projet touristique de
Cap Rouge, sacré pôle touristique d’excellence, par la grâce du PDAU de
2005, prévu pour être révisé incessamment pour «régulariser ou
compenser» la suppression du marché de gros, de l’Ecole nationale de
l’habitat et de l’urbanisme, de l’Agence nationale du développement de
la recherche universitaire (ANDRU), de l’Agence nationale de la
recherche et du développement technologique (ANVREDET), du Centre
international de recherche en physique expérimentale, du Centre
international de recherche en mathématiques, et enfin d’un hypothétique
Palais de la culture de 4 hectares . L’ensemble de ces projets, adoptés
par le PDAU de Cherchell et le POS n°14, appelé «POS Belahcen», qui ne
verront certainement jamais le jour, excepté un complexe sportif de 5
hectares, qui se trouve toujours à l’état de projet, sont situés en
outre à proximité d’un site touristique balnéaire, maritime et féérique
de surcroît, tant pour le plaisir des estivants, des familles, des
baigneurs, des pêcheurs de circonstance ou des adeptes de randonnées sur
canoë. Malheureusement pour le tourisme local, pour les estivants et les
Cherchellois, ce projet de Cap Rouge, qui s’étend sur une superficie de
48 hectares, adopté par le plan d’aménagement et d’urbanisme de 2005,
semble hélas être aujourd’hui détourné de sa vocation initiale au profit
de projets qui ne concernent ni le tourisme côtier ou balnéaire, ni
l’économie régionale. La situation de Cap Rouge est aggravée, comme on
le constate par l’élagage de plusieurs écoles et agences nationales, au
profit de projets qui restent inconnus des citoyens. A ce titre,
plusieurs citoyens de Cherchell et des observateurs locaux avertis et
spécialistes en matière de tourisme, évoquent «l’irresponsabilité des
élus locaux, qui affectera pour longtemps le tourisme et l’économie
locale, sachant que la suppression des projets de 2 hôtels de 600 lits
chacun et d’un projet de village artisanal régional ainsi que d’une
avenue piétonne de plus de 2 000 mètres sur 20 mètres de large sur la
côte maritime de Cherchell constituent autant de manque à gagner pour le
tourisme local, si on considère l’important retard pris dans
l’aménagement de l’hôtel Césarée, la suppression de l’hôtel
Caravansérail et le retard pris dans la réalisation du projet
d’aménagement d’un front de mer de 36 000 m2, où il est prévu la
réalisation d’un hôtel de type R+7 de 42 chambres avec 84 lits de 2
places, de 24 chambres à un lit, de 14 suites, d’un parking de 50
places, d’un restaurant de 300 couverts, d’un terrain de sport de 6 000
m2 et d’un aquaparc de 14 400 m2. Autant de projet pour, en définitive
n’avoir aucune chambre d’hôtel dans la daïra de Cherchell, pourtant
réputée être une zone touristique d’excellence », s’insurge Mohammed, un
sexagénaire, nostalgique de l’ancienne ville de Cherchell, et ancien
employé dans le secteur du tourisme. Précisons par ailleurs que ce parc
littoral de Sidi Ghilès, se trouve être complété par l’aménagement d’un
parc citadin de 23 hectares à Tipasa, en milieu urbain, constituant un
haut lieu de détente pour les familles et les étudiants de l’université
de Tipasa, puisqu’il se situe à proximité immédiate du pôle
universitaire et de la future Maison de l’environnement de Tipasa.
Selon, la Direction de l’environnement de Tipasa, «ces projets
consistent à valoriser l’image urbaine de la ville en matière d’espaces
verts.»
Larbi Houari

Categorie(s): régions

Auteur(s): Larbi Houari

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