LE SOIR DU CENTRE

Lesoir; le Lundi 10 Decembre 2012
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AÏN DEFLA
Quand les hôpitaux ne répondent pas aux appels d’urgence de nuit
Samedi dernier, dans la soirée, une parturiente était sur le point
d’accoucher. Ses parents l’accompagnaient au service de gynécologie de
l’hôpital de Khemis Miliana à 22 h 30.
Comme à l’accoutumée, nombreuses étaient les femmes dans la même
situation, en plein travail, qui attendaient dans le couloir du service
essayant tant bien que mal de patienter malgré les douleurs des
contractions. Selon des témoignages très crédibles, les parents de la
future mère qui nous ont contactés voyant que leur fille était sur le
point d’accoucher dans le couloir, ont décidé de la transférer sur
l’hôpital de Miliana, tandis que des proches tentaient de contacter par
téléphone les hôpitaux de Miliana et de Ain Defla pour savoir si les
services de gynécologie pouvaient prendre la jeune femme en charge.
Alors que la future maman était sur le chemin de l’hôpital de Miliana,
pendant de longs moments, de nombreux appels ont été émis en direction
de ces 2 hôpitaux sans qu’aucun ne réponde. Devant cette carence, les
proches prennent contact avec les services de la sûreté de daïra de
Miliana pour éventuellement s’enquérir sur les raisons du silence d’un
hôpital pourtant sollicité pour un cas d’extrême urgence. Il s’est avéré
que même la police n’a pu obtenir de réponse au téléphone. Même silence
de la part de l’hôpital de Aïn Defla. Quand, selon le père de la jeune
femme, la parturiente arrive a l’hôpital de Miliana, elle était sur le
point d’être prise en charge mais, au dernier moment quand la
responsable s’est rendue compte, au vu de la carte d’identité, qu’elle
résidait à Khemis Miliana, un refus catégorique lui a été signifié,
l’orientant vers l’hopital de Khemis Miliana. La jeune femme fut alors
de nouveau transférée sur l’hôpital de Khemis Miliana où enfin elle a pu
être prise en charge vers 1 h du matin, ayant failli accoucher dans la
voiture. Voila donc des structures de santé, censées être au service du
citoyen, de jour comme de nuit, qui ne daignent même pas répondre au
téléphone, la nuit en cas d’urgence… Il y a de quoi s’inquiéter de cette
situation ; le directeur du secteur de la Santé et de la Population de
Ain Defla est vivement interpelé pour remédier à cette pratique du
silence», car une simple réponse au téléphone peut sauver une vie
humaine voire même plusieurs.
Karim O.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Karim O.

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