LE SOIR DU CENTRE

Lesoir; le Lundi 17 Decembre 2012
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UNIVERSITÉ DE BLIDA
Les étudiantes sensibilisées contre la drogue
Les responsables des activités culturelles, scientifiques et
sportives de la résidence universitaire Zoubida- Hamadouche de Blida ont
organisé une journée de sensibilisation à l’endroit des étudiantes de
l’université Saâd- Dahleb pour les prévenir contre les méfaits de la
consommation de la drogue surtout qu’en Algérie, 500 000 personnes âgées
de 20 à 30 ans en consomment.
Animée par le Pr Nacer Dib, expert international dans la lutte contre
les fléaux sociaux, et deux médecins psychiatres de l’hôpital
Frantz-Fanon de Blida, que sont le Dr Bouguelmouh et le Dr Leulmi, cette
journée avait pour objectif en premier chef de rendre les étudiantes
conscientes des désastres que peuvent causer les psychotropes et les
autres droguess comme le haschich et l’héroïne, sur la santé dont les
troubles psychologiques et le sida. Après avoir donné une large
définition sur ces drogues et leurs effets néfastes sur l’individu, les
communicateurs ont averti l’assistance quant aux mauvaises
fréquentations et l’oisiveté ainsi que les veillées en dehors du
domicile familial. Tout comme, ils ont averti contre la tentation
d’expérimentation car dès que l’on y goûte pour la première fois,
disent-ils, l’on ne peut plus s’en défaire par la suite. Pour ces
derniers, la communication au sein de la famille a un rôle très
important pour les enfants. «Si tu ne parles pas à ton enfant de la
drogue, c’est la drogue qui va lui parler», soutiendra le Pr Nacer Dib.
Pour celui-ci, l’ouverture du marché a permis sensiblement l’expansion
de la drogue en Algérie. Avec un enjeu financier très important sachant
que les dividendes réalisés à partir de la drogue avoisinent les 400
milliards de dollars par an au niveau mondial, les dealers sont prêts à
tout pour écouler leurs marchandises. Le rôle éducatif, affirmera-t-il,
peut réduire énormément la propagation de ce fléau surtout quand on sait
que le service de désintoxication de l’hôpital psychiatrique de Blida
reçoit des enfants de 9 ans qui viennent consulter pour des dépendances
à la drogue. Par ailleurs, et sur le plan économique, les communicateurs
ont attiré l’attention des étudiantes sur l’autre conséquence de la
drogue, à savoir la dévastation du développement d’un pays puisque sa
consommation en constitue un frein. En Algérie, la présence de drogues
notamment la résine de cannabis s’est multiplié par 20 ces dix dernières
années, annoncent les conférenciers, du fait que les volumes de kif
saisis sont incalculables. Enfin, les deux psychiatres ont déploré le
manque de structures de désintoxication en Algérie puisqu’il n’en existe
que deux, une à Oran et l’autre à Blida qui ne dépassent pas 40 lits
pour les hommes et 10 lits pour les femmes.
M. B.

Categorie(s): régions

Auteur(s): M. B.

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