LE SOIR DU CENTRE

Lesoir; le Samedi 22 Decembre 2012
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BOUMERDÈS
L’ex-maire des Issers condamné à une année de prison ferme
Chetta Omar, ancien maire des Issers (wilaya de Boumerdès), a été
condamné, en première instance, par le tribunal correctionnel de
Boumerdès à une année de prison ferme.
Il est accusé de falsification d’une délibération et de passation
illégale de marchés. Le procureur avait requis, rappelons-le, contre lui
2 ans de prison ferme. Pour rappel, le prévenu a été élu, en 2007, à la
tête de la mairie des Issers sur la liste des indépendants. Il est réélu
le 29 novembre 2012 sur la liste du parti UND. Le prévenu, contrairement
à ses coaccusés, n’a pas daigné répondre aux trois convocations du juge.
Ses coaccusés dans ce dossier, notamment Slimane R., ancien premier
vice-président de l’APC, Smail G. deuxième vice-président et Youcef K.,
tous colistiers de l’ex-P/APC et élus en 2007, ont été, quant à eux
condamnés à 6 mois de prison avec sursis. Rabah B, Mohamed B, Arezki T,
élus en 2007, respectivement sur les listes du FNA, du FFS et du FLN,
ont écopé de la même peine (6 mois de prison avec sursis). La même peine
a été infligée à Kamel R., commerçant, frère du premier-vice président.
Tous ces élus ont été suspendus quelques mois avant leur comparution
devant le juge. Pour ce faire, Kamel Abbès, wali de Boumerdès avait
puisé son argument juridique de l’article 43 du nouveau code communal
qui stipule que «l’élu faisant l’objet de poursuites judiciaires pour
crime ou délit en rapport avec les deniers publics…. , est suspendu…»
L’ex-maire des Issers et son coaccusé Mohamed B., (ancien élu du FFS) se
sont représentés aux dernières élections locales sous l’étiquette du
nouveau parti politique l’UND. Une autre fois, le wali est intervenu,
après le dépôt des dossiers des candidatures, pour les écarter du
scrutin. Au motif qu’il n’y a pas eu de condamnation, la justice a
refusé d’avaliser cette mise à l’écart. Les deux prévenus ont été
appelés à la barre durant la campagne électorale. Préoccupé par sa
campagne électorale, l’ex-premier magistrat des Issers ne s’est pas
présenté devant la justice. Après les élections du 29 novembre, la liste
de l’UND s’est vu attribuer 4 sièges dont ceux de Chetta Omar et Mohamed
B. Le wali revient à la charge et émet un arrêté de suspension. Une
autre fois, la justice le remet en cause. Mais cette fois-ci la chambre
administrative aurait outrepassé, ses prérogatives puisque l’article 43
du code communal fait état de poursuites judiciaires et non de
condamnation. En effet, à bien lire le libellé de cet article, tout élu
faisant l’objet de poursuite judiciaire, c'est-àdire le fait d’une
simple inculpation, voit son mandat suspendu.
Abachi L.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Abachi L.

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