LE SOIR DU CENTRE

Lesoir; le Dimanche 23 Decembre 2012
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KHEMIS MILIANA
La polyclinique Halaïmi rouvrira-t-elle ses portes un jour ?
L’hôpital de Khemis Miliana, construit en préfabriqué depuis 1984,
subit une pression tellement forte, depuis des années, que la direction
du secteur de la santé, dans le cadre des réaménagements, a décidé de
réhabiliter certaines polycliniques pour en faire des structures de
soins pré-hospitalières afin de désengorger l’hôpital, et en les faisant
fonctionner de jour comme de nuit. C’est ce qui a été décidé pour la
polyclinique Halaïmi qui draine tous les patients des quartiers nord et
ouest de la ville, soit plus de 40 000 habitants.
Pour réaménager cette polyclinique, le marché a été signé au profit d’un
entrepreneur de Aïn Defla, pour un montant de 17,687 Milliards de cts en
date du 2 novembre 2011 suivi d’un ODS (ordre de service) daté du
5/12/2011. Ledit marché stipule que les travaux confiés à l’entreprise
ne doivent pas excéder 100 jours. Selon les informations que nous avons
pu récolter, pour entamer les travaux, les clés des locaux de la
structure ont été confiés à l’entrepreneur à la fin du mois de janvier
2012. A ce jour, soit près de 10 mois après, les travaux ne sont pas
encore achevés. En attendant et depuis l’ouverture du chantier, la
polyclinique fonctionne dans une maison de jeunes, sise hay Boutane où
il a été constaté un afflux supplémentaire de demandeurs de soins de la
cité Salam qui compte plus de 5 000 foyers en plus de ceux de Dardara
ouest avec autant de ménages. Les conditions de travail et d’accueil
dans cette structure qu’on dit provisoire sont des plus déplorables. Au
rez-de-chaussée, les salles d’examens hommes et femmes ne sont séparées
que par un rideau de fortune, à l’étage, la salle réservée aux soins de
rééducation et celle où sont prises en charge les personnes souffrant de
troubles psychiatriques ne sont séparées aussi que par un autre rideau
de fortune. C’est dire la qualité des soins qui sont dispensés sans
compter les parents qui viennent périodiquement pour la vaccination de
leurs enfants. Selon des membres du personnel, cette structure
«provisoire » a eu à fonctionner sans électricité et sans eau pendant
près de 2 mois. Pour connaître les raisons a l’origine de ce retard
considérable, nous nous sommes rapprochés du directeur du secteur de la
santé. Le responsable ne nie pas que le retard est considérable et il
impute la faute au bureau d’études qui a très mal diagnostiqué et
inventorié les travaux réalisés d’une part et à l’entreprise désignée
qu’il considère comme sous-qualifiée et ne disposant ni d’un personnel
qualifié ni des moyens de réalisation idoines. Ces insuffisances,
fait-il remarquer ont induit des travaux supplémentaires à réaliser hors
marché et qui nécessitent des «avenants». Devant cette situation, la D S
P a signifié à l’entreprise, indique-t on, l’arrêt du chantier en
attendant le feu vert du contrôleur financier pour la validation de
l’avenant n°1 qui, aux dernières nouvelles, n’a pas été engagé.
Cependant, malgré cet état de fait, le responsable du secteur promet que
la polyclinique, si tout se passe bien, sera rouverte et opérationnelle
dès janvier 2013. Qui vivra verra. Une autre situation non moins
handicapante pour l’hôpital de la ville qui ne voit toujours pas venir
la mise en service de son nouveau pavillon des urgences. Et pour cause…
Alors qu’apparemment ce pavillon était pratiquement achevé et ses
équipements modernes installés, les pluies du printemps dernier ont
révélé une très grosse lacune : le toit du pavillon, dont l’étanchéité
avait pourtant été refaite auparavant, a laissé passer toute l’eau qui a
ruisselé à l’intérieur des installations, alors nouveau devis, nouvelle
fiche technique nouvelles procédures, nouvelles dépenses et au bout du
compte, un considérable retard dont pâtit le citoyen demandeur de soins.
A qui donc incombe la faute, à qui incombe la responsabilité de telles
situations ? Le directeur du secteur, le bureau d’études, ceux qui ont
retenu les entreprises ? Ceux qui sont chargés du contrôle et du suivi,
ou tous ensemble ? De toute façon, le directeur de la santé et de la
population promet et s’engage à ce que non seulement la polyclinique et
le nouveau pavillon des urgences soient opérationnels dès janvier
prochain tout comme seront opérationnelles, à cette date les
polycliniques de Djelida, Bordj Emir Khaled et Bourached, qui
connaissent les mêmes déboires, si toutefois les travaux d’ici là,
seront achevés et réceptionnés. Un ultimatum ayant été lancé aux
promoteurs. A noter au passage que la polyclinique d’Aïn Lechiakh a
quand même été mise en service il y a de cela quelques mois.
Karim O.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Karim O.

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