Le Soir du Centre: Bouira Quel plan de circulation pour la ville ?

Lesoir; le Mercredi 6 Novembre 2013
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Avec une population de près de 100 000 habitants, et un flux de
visiteurs venant des quatre coins de la wilaya, qui en compte plus de
750 000 habitants et même des quatre coins du pays, la ville de Bouira,
considérée comme ville carrefour par excellence, n’arrive plus à gérer
le quotidien de ses propres habitants et devient un véritable calvaire
pour le visiteur.
Avec un plan de circulation élaboré durant les années 1990 et devenu
aujourd’hui quasiment obsolète, la ville étouffe et devient de plus en
plus insupportable. Pour faire face à cette situation, un bureau
d’études des transports a été engagé par la wilaya pour faire une étude
globale et sortir avec des propositions concrètes quant à un véritable
plan de circulation pour la ville de Bouira.
Ce dimanche, une rencontre sur ce sujet a été organisée en présence du
wali et des différents chefs d’exécutifs, concernés par le problème.
Après la présentation de la première phase par le bureau d’études des
transports ou Betur, le wali a invité les présents à débattre de ces
propositions et donner leurs remarques afin que les prochaines étapes
d’élaboration de ce nouveau plan de circulation soient des plus
exhaustives et capables de répondre, tant à moyen qu’à long terme, à la
demande de cette ville, chef-lieu de wilaya en terme de circulation des
véhicules et des personnes. Ainsi, dans cette première phase, quelques
chiffres ont été annoncés et concernent surtout, d’après les études
faites sur terrain, la ville de Bouira. Dans cette ville traversée par
l’autoroute Est-Ouest et la RN5, il y a quotidiennement près de 27% de
trafic automobile, œuvre de personnes vivant à l’intérieur de
l’agglomération, 50% d’automobilistes sont comptés parmi les ceux venant
de l’extérieur pour une raison ou pour une autre et enfin, et là, le
wali a insisté pour trouver une solution urgente à ce phénomène, 23%
sont des automobilistes transitaires dont certains passent par simple
curiosité.
Lors des débats, plusieurs remarques ont été faites au bureau d’études
en commençant par l’étude elle-même qui devra se faire en tenant compte
l’extension de la ville, tant du côté ouest que du côté est, du futur
pôle universitaire qui aura dans le court terme, plus de 15 000
étudiants qui devront être transportés de leurs résidences vers leurs
différentes facultés, en passant par ceux, étudiants en régime externe
et qui viennent quotidiennement des villes limitrophes et situées sur un
rayon de 30 kilomètres. Tout ce beau monde, ajouté aux milliers de
travailleurs, élèves et autres fonctionnaires vivant dans ces communes
proches de la wilaya et désirant quotidiennement arriver à temps,
c’est-à-dire avant huit heures, devront être pris en compte dans le
nouveau plan de circulation de la ville.
Une remarque faite également par le directeur de l’Agence foncière de la
wilaya qui a rappelé à juste titre d’ailleurs, les nouveaux pôles
urbains en cours de réalisation et qui doivent être pris en compte, ou
encore les signalisations horizontales et verticales, signalées par le
représentant de la Sûreté de wilaya et qui doivent être réalisées et
prises en charge et de même dans le nouveau plan de circulation. Une
autre rencontre est prévue dans un mois, où il sera question cette
fois-ci d’un plan plus élaboré qui aura tenu compte des propositions
faites lors de cette première journée, dédiée beaucoup plus à une prise
de contact entre ce bureau d’études, spécialisé dans le transport, et
les directeurs d’exécutif concernés par ce plan, dont, bien entendu, la
Direction des transports qui collabore entre ces différents services et
qui est harcelée quotidiennement par ce flux de plus en plus important
de véhicules tous types confondus, qui étouffent la ville de Bouira, qui
a déjà trouvé certains palliatifs notamment depuis le transfert de la
gare routière située au centre-ville vers la sortie ouest près de
l’autoroute, ou encore la route de déviation réalisée à la périphérie
nord, construite en double voie et qui a permis surtout la déviation des
camions poids lourds hors de la ville.
En somme, plusieurs propositions intéressantes ont été avancées dont,
entre autres, la trémie qui devra être réalisée au carrefour de la route
de Haïzer pour désengorger la RN5, ou encore la nouvelle route qui est
en cours de réalisation après la démolition de l’ancienne prison du
centre-ville de Bouira. Toutes ces réalisations futures, ajoutées aux
aires de stationnement dont la réalisation de plusieurs parkings à
étages est confiée à l’Agence foncière, devront apporter un soulagement
aux habitants de la ville de Bouira mais également à tout visiteur
désirant se déplacer aisément vers telle ou telle direction, service,
clinique ou cabinet médical, d’une manière plus aisée.
Y. Y.
Tipasa
L’Association des consommateurs monte au créneau
C’était en concertation avec plusieurs wilayas que l'Association de
protection et d'orientation du consommateur de la wilaya de Tipasa vient
d’observer depuis le 2 novembre passé, une action de boycott du marché
avicole à laquelle a appelé un panel d’associations de protection et
d'orientation du consommateur.
Pour B. Hamza, le responsable de l'Association de protection et
d'orientation du consommateur de la wilaya de Tipasa, «ce boycott
permettra de mettre en évidence les transactions douteuses des
intermédiaires pouvant altérer le fonctionnement de la filière avicole
sachant qu’il s’agit d’un marché juteux pour les intermédiaires véreux
qui réalisent d’importants bénéfices au détriment des aviculteurs
eux-mêmes, tout en bénéficiant des exonérations de la TVA et des
avantages liés à l’importation des matières premières et les intrants de
la filière avicole».
Poursuivant son exposé, B.Hamza, révélera la stratégie du boycott, «il
s’agira de boycotter les ventes d’œufs dont le prix excède 10 dinars. On
a vu la semaine dernière, la vente de plateaux d’œuf à 360 dinars.
Aucune explication crédible n’a été donnée par le bureau
interprofessionnel de la volaille sur cette hausse inexpliquée du prix
des œufs», relève B.Hamza qui indique que «les raisons de ces
augmentations telles qu’évoquées par le bureau interprofessionnel de la
volaille restent liées au foisonnement des revendeurs et des
intermédiaires véreux. C’est face à ce mépris du consommateur qu’on a
décidé d’observer une période de boycott des achats des œufs, en
adoptant le slogan suivant : «Gardez vos œufs pour qu’ils deviennent des
poussins.»
«Les wilayas d’Alger, Tipasa, Tiaret, Ouargla, Djelfa, Chlef et Biskra,
ont adopté et mis en œuvre ce boycott et ce slogan depuis le 2 novembre
passé», ajoute notre interlocuteur qui poursuit que «à ce jour, les
résultats sont stupéfiants, le prix du plateau qui était fixé à 360
dinars a dégringolé vers 260 dinars. Cette baisse des prix prouve que
les marges bénéficiaires des intermédiaires étaient indues. Nous sommes
convaincus que la poursuite de ces actions permettra de faire baisser
durablement les prix et démontrer, que les bénéfices réalisés par ces
intermédiaires véreux sont indus», clame B. Hamza, qui poursuit : «on
s’attend à une nouvelle baisse des prix de l’œuf, sachant que le boycott
reste maintenu dès que le prix de l’œuf dépasse 10 dinars».
Abordant la situation du prix du sachet du lait qui, dans certaines
contrées, avoisine 30 dinars, B. Hamza, le président de l’Association
des consommateurs de Tipasa, dira : Nous avons eu connaissance de ce
type d’augmentations abusives du prix du sachet du lait. Nous avons
informé la Direction du commerce et des prix , qui s’est déplacée en
direction de ces commerçants véreux, qui risquent de voir leurs
commerces verbalisés ou fermés.»
Quant à l’application du prix de 10 dinars la baguette de pain simple,
B. Hamza est clair «le consommateur, devra payer la baguette de pain à
7,50 dinars et non 10 dinars. Il devra en conséquence réclamer la
monnaie lorsqu’on lui exige un montant supérieur.
Le consommateur devra être partie prenante de notre combat», conclut
notre interlocuteur. Ce dernier estime par ailleurs, «qu’il est urgent
de mettre en place des outils de contrôle et de surveillance des tarifs,
à l’instar d’un système de mercuriale pour les produits de large
consommation, exigeant aux commerçants d'afficher les prix d'achat et de
vente, à l’instar du marché de gros de Hattatba, qui utilise une base de
données informatisée actualisée d’heure en heure au profit de ceux qui
s’y approvisionnent en fruits et légumes».
Larbi Houari
Dépossédés de leur amphithéâtre à l’université de Tizi-Ouzou
Les étudiants en chirurgie dentaire en grève
Les étudiants en chirurgie dentaire de la faculté de médecine de
Tizi-Ouzou sont en passe de boucler leur troisième semaine de grève sans
que des prémices de solution à leur problème apparaissent, à les en
croire.
Trois semaines d’un arrêt de cours agrémentées, lundi, par la fermeture
de la clinique de chirurgie dentaire du centre-ville de Tizi-Ouzou. Une
action radicale qui illustre on ne peut mieux le désarroi de ces 200
futurs chirurgiens dentistes, décidée après avoir tout tenté pour qu’on
n’en arrive pas là, assurent des étudiantes en plein désarroi.
Depuis trois semaines donc, la colère est allée crescendo chez les
étudiants de 4e, 5e et 6e années lesquels, du jour au lendemain, se sont
retrouvés dépossédés de leur amphithéâtre qui a servi à des centaines de
dentistes depuis plus de vingt-cinq ans, mais qui, du jour au lendemain,
sur une décision qu’ils qualifient de totalement irréfléchie, a été
affecté à des paramédicaux. Et à les suivre, les dentistes n’ont pas
l’intention d’en démordre, sans cette histoire d’amphithéâtre, ils
suivent un cursus dans des infrastructures qui ne répondent plus ni à
l’exigence de la qualité de l’enseignement requis ni au nombre
d’étudiants qui s’entassent notamment à la faculté de médecine de
l’Université de Tizi-Ouzou, érigée en 1981 dans des locaux, pour le
moins que l’on puisse dire, totalement désuets.
M. Azedine
Béjaïa
Deux morts et un blessé grave dans un accident de la circulation à
Seddouk
La route ne cesse de faire des victimes dans la wilaya de Béjaïa.
Deux morts et un blessé grave, tel est le sinistre bilan d’un tragique
accident survenu, lundi dernier, aux environs de 2 heures du matin, sur
la RN 74 reliant les wilayas de Béjaïa, de Sétif et de Bordj-Bou
Arréridj, au lieudit Tourna Laïd Adjaoud, dans la région de Seddouk,
selon la Protection civile. A l’origine du drame, le dérapage d’un
véhicule léger de marque Peugeot avec à son bord quatre passagers.
Le conducteur, ayant perdu le contrôle de son véhicule à hauteur d’un
virage dangereux, a percuté frontalement un scooter avant de finir sa
course à quelque deux cents mètres plus bas dans un ravin, rapporte
notre source. Deux passagers sont décédés sur le coup alors qu’un
troisième a été transféré dans un état comateux à l'hôpital d’Akbou . Le
conducteur du scooter s’en est sorti miraculeusement avec quelques
blessures légères, selon la Protection civile.
A. K.
M'sila
Arrestation d'un coiffeur dealer
Les éléments de la police ont arrêté, au cours de la semaine dernière,
un coiffeur âgé de 25 ans, qui commercialisait du kif traité dans son
atelier de coiffure où une quantité de drogue de 12,5 g, un sécateur
pour découper la marchandise et une somme de 2 600 DA, selon le
communiqué de la Sûreté de wilaya. Le contrevenant a été écroué pour
vente de stupéfiants.
Un autre dealer a été arrêté sur la base d’informations parvenues au
commissariat de police de la ville de Sidi Aïssa. L’individu, âgé de 32
ans, a été cueilli lors d’un traquenard en possession de 89,9 g de kif
traité et d’un montant de 16 000 DA. A l'issue de l’enquête, le mis en
cause a dénoncé son pourvoyeur, un certain M. Y., âgé de 35 ans et
résidant à Dar-El-Beïda, Alger.
Les deux individus ont été placés sous mandat de dépôt sur ordre du
procureur du tribunal de la daïra de Sidi Aïssa.
A. Laïdi
BLIDA
Un enfant de quatre ans écrasé par un camion
Un enfant de quatre ans est mort hier, écrasé par un camion à Bouarfa,
commune située à 3 kilomètres de Blida. Le drame s'est produit lorsque
le chauffeur du camion effectuait une manœuvre pour stationner son engin
devant sa maison. N'ayant pas vu le gamin qui se trouvait derrière le
camion, le chauffeur entendit un cri mais quand il s'arrêta ce fut trop
tard. L'enfant se trouvait déjà sous le pneu du poids lourd. Le corps de
la victime a été transféré à la morgue de l'hôpital Frantz-Fanon de
Blida. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie.
M. B.

Categorie(s): régions

Auteur(s): M. B.

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