Le Soir du Centre: Miliana Deux clans au sein de l’APC se disputent les postes et bloquent son fonctionnement

Lesoir; le Jeudi 7 Novembre 2013
2

Depuis le mois de juillet dernier, la situation au sein de l’APC n’a pas
cessé de se dégrader, entravant la bonne marche des affaires publiques
et faisant naître un sentiment de déception et de frustration chez
l’administré.
L’assemblée compte 19 élus dont 2 ont été frappés de suspension, l’un
pour avoir délivré des autorisations encourageant les constructions
illicites, l’autre pour avoir établi de faux pointages d’un agent. Les
17 restants se sont scindés en 2 clans de 9 opposants contre 8.
Depuis que la fonction de responsabilité est en quelque sorte rémunérée
mensuellement à raison de 9 millions de centimes pour le maire, 7
millions pour chacun des vice-présidents, et 6 pour chacun des délégués
communaux, les postes de responsabilité sont âprement convoités et la
scission en deux de l’assemblée n’a pas tardé à se produire, où un
groupe de 9 élus s’est ligué contre le président et son groupe. Pour
faire pression, le groupe des 9 a refusé de faire voter toutes les
délibérations qui sont en souffrance, exigées pourtant par le contrôle
financier pour le paiement des handicapés, la couverture des
manifestations sportives, le fonctionnement du musée… plus rien ne
passe, tout est bloqué.
Selon nos informations, les opposants ont exigé le départ du maire,
exigence vite abandonnée parce qu’elle se heurte à un des articles du
code communal qui définit dans quel cas on peut remplacer le président,
à savoir la démission, le décès ou lorsqu’il est frappé par une décision
de justice pour fait grave, et ce n’est pas le cas. Cette solution étant
écartée, toujours selon nos informations, les neuf ont exigé
l’annulation pure et simple de toutes les délibérations ayant porté sur
la désignation antérieure des vice-présidents et composition des 4
commissions, donc une redistribution des cartes qui vise à isoler
totalement le maire et laisser le champ libre à toutes les convoitises.
Lundi, lors de la réunion de l’assemblée en séance publique, le groupe
des opposants a même refusé de signer l’ordre du jour comportant plus de
50 points. Selon un témoignage, un des élus à qui il a été demandé de
débattre d’une solution à la crise, dans le but de trouver un compromis,
a eu cette réflexion : «Qu’est-ce que vous me donnez ?» comme s’il
s’agissait de négocier une affaire personnelle.
Auparavant, le P/APW a joué les bons offices entre les 2 groupes
belligérants lors d’une rencontre avec le groupe de l’opposition. Il a
proposé une redistribution des «postes» proportionnellement aux
résultats obtenus lors des dernières élections, proposition qui aurait
été acceptée par un camp et refusé par l’autre.
Lors d’un entretien que nous avons eu avec lui, le P/APW n’a pas caché
son désappointement : «Je suis vraiment désolé et déçu par ce type de
comportement. Il semble que certains élus aient oublié ce pourquoi ils
ont été élus, qu’ils aient oublié la confiance que leurs électeurs leur
ont accordée, ces électeurs qui leur ont donné leurs voix pour défendre
l’intérêt du citoyen et promouvoir le développement de leur commune et
non pour négocier des statuts personnels.»
Quand l’intérêt personnel prime sur l’intérêt des administrés, ce genre
de situation n’étonne plus personne.
Par ailleurs, des voix, qui ont tenu à garder l’anonymat, n’hésitent
pas, en faisant une lecture de la crise que traverse l’APC de Miliana, à
dire que les visées de ce scénario sont élaborées ailleurs et que la
déstabilisation de l’assemblée a des buts inavoués encore et que
l’avenir mettra au jour.
De plus, il semble que ce type de crise ne se limite pas à la seule APC
de Miliana, elle a déjà touché celles d’El-Attaf et Aïn Soltane. Alors à
qui la faute, à l’élu de s’être détourné de ses promesses de servir la
communauté ou à l’électeur d’avoir fait le mauvais choix ?
Alors le législateur a-t-il tout prévu ?
Karim O.
EL-Attaf
Détournement de trousseaux scolaires destinés aux élèves nécessiteux
Agissant sur informations, les éléments de la police judiciaire d’El
Attaf étaient à pied d’œuvre hier mercredi, au niveau des services de l’APC
où ils ont entamé une enquête sur un lot de 1 200 cartables, acquis à la
rentrée scolaire destinés à être distribués par les responsables locaux
aux enfants des familles nécessiteuses.
Cependant, selon les informations que nous avons pu obtenir 2 mois après
la rentrée, 750 de ces cartables sont encore stockés et non distribués.
Le reste du lot soit 450 cartables a disparu. Que sont-ils donc devenus
? Ont-ils pris une destination inconnue, ont-ils été revendus ? Pour qui
alors ?
C’est ce que les enquêteurs en menant leurs investigations tentent de
découvrir et par là même déterminer les responsabilités de la non
distribution du nombre des cartables stockés et de la disparition du
nombre mentionné. Par ailleurs et toujours à El Attaf une enquête est
enclenchée cette fois-ci au niveau du parc communal où tout laisse
croire à une très mauvaise gestion.
Les jours à venir apporteront sûrement plus d’éclairage sur cette
affaire qui vient s’ajouter aux turbulences que traverse l’APC qui vit
une situation de blocage à cause de luttes intestines dans une ville qui
croule sous la saleté touchant même le cimetière et ce, dans
l’indifférence totale des autorités locales.
K. O.
KOLÉA (TIPASA)
Bataille rangée entre des repris de justice et des jeunes de Ben Azzouz

La cellule de communication de la police de Tipasa vient de faire part,
à travers un communiqué, de l’arrestation d’une bande de malfaiteurs,
des repris de justice qui, assistés de 3 gros chiens bergers, et armés
de bombes lacrymogènes et d’armes blanches, affrontait un autre groupe
de jeunes de l’agglomération de Ben Azzouz, sur la voie publique au cœur
de la ville de Koléa, semant terreur et insécurité.
Selon le communiqué, c’est suite à une plainte déposée à la fin du mois
d’octobre dernier auprès de la police de Koléa par des familles d’un
groupe de jeunes de Ben Azzouz au sujet d’une rixe entre une bande de
repris de justice et leurs enfants, que la police de Koléa a lancé les
premières opérations de recherche en investissant les lieux des
affrontements.
La police n’y avait apparemment rien constaté d’anormal.
Mais aux environs de 15 heures de l’après-midi, la bataille rangée
reprit de plus belle, et le groupe de repris de justice se présenta armé
de bombes lacrymogènes et d’armes blanches (chaînes, mantchakou..) ainsi
que des chiens bergers.
Devant l’ampleur de l’affrontement, la police a bouclé toute la zone de
Ben Azzouz, en poursuivant des éléments du groupe de délinquants qui
s’étaient cachés dans la maison de l’un des assaillants, le dénommé B.
A.
La police a investi le quartier et procédé à la fouille de la maison
suspectée abriter la bande. La surprise était de taille : à l’intérieur
de la maison, la police trouva un véritable chenil composé de 3 gros
chiens bergers, dont l’un volé à son propriétaire à Bou Ismaïl.
Plusieurs armes blanches et des bombes lacrymogènes ont été découvertes
chez les assaillants.
Le surlendemain, ce fut tout le reste de la bande qui tenta de se venger
en se présentant chez la famille de ceux qui avaient déposé plainte,
armée jusqu’aux dents et accompagnée de gros chiens. Ce fut le mineur T.
S., qui fit les frais le premier puisque poursuivi par la horde, il ne
dut son salut qu’à la fuite en se cachant à l’intérieur d’une maison
voisine. Le père du mineur déposa plainte, cette fois accompagné de son
fils, qui donna le signalement précis du chef de la bande.
Après des recherches de plusieurs jours, 17 personnes furent arrêtées.
Présentés à la justice, les délinquants ont été placés sous mandat de
dépôt à la prison de Koléa.
Larbi Houari
BÉJAÏA
Important réseau de faussaires démantelé à El-Kseur
Les enquêteurs de la police judiciaire ont procédé, ces derniers jours,
au démantèlement d’un important réseau spécialisé dans la falsification
de documents officiels et imitation des sceaux de l’Etat dans la région
d’El Kseur, a-t-on appris de source policière.
Agés entre 25 et 50 ans, les 14 indinvidus du groupe de faussaires
utilisaient un logiciel approprié et un matériel informatique de haute
technologie pour falsifier des documents officiels délivrés par
plusieurs administrations publiques, rapporte notre source. Lors des
perquisitions effectuées aux domiciles de H. T., 29 ans, fonctionnaire à
l’APC d’El-Kseur et M. S., 31 ans sans emploi, présumés cerveaux du
réseau en question, les enquêteurs de la PJ de la Sûreté de daïra d’El-Kseur
ont découvert un important matériel utilisé par les faussaires dans la
fabrication de faux documents. Le matériel saisi par la PJ est ensuite
acheminé vers le laboratoire de la police scientifique pour expertise
qui a fait ressortir sur l’ordinateur des faussaires, des traces d’un
large éventail de documents administratifs contrefaits et établis par
les individus mis en cause dans cette affaire.
Le rapport d’expertise de la police scientifique indique que plusieurs
documents portant des en-têtes et des sceaux du CFPA d’El-Kseur, EPSP,
APC, CEM frères Drir, Bureau des conscrits du service national de Sétif,
Lycée Khetiri-Amar, Université A. Mira et Cnep de Béjaïa ont été
découverts dans la mémoire centrale du même ordinateur, précise la même
source policière. Présentés devant le juge d’instruction du tribunal
correctionnel d’Amizour en fin de la semaine écoulée, deux des mis en
cause ont été placés sous mandat de dépôt alors que les autres individus
impliqués dans cette affaire sont mis sous contrôle judiciaire pour les
accusations de «constitution d’une association de malfaiteurs, faux et
usage de faux, falsification de documents officiels et imitation des
sceaux de la République».
A. K.

Categorie(s): régions

Auteur(s): A. K.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..