Le Soir du Centre: TIPASA Ambitieuses perspectives pour l’olivier

Lesoir; le Dimanche 7 Decembre 2014
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Ce fut dans le cadre des dispositions d'une circulaire ministérielle
relative à l'organisation des conseils interprofessionnels de la filière
oléicole, que les producteurs d'huile d'olive de la wilaya de Tipasa se
sont réunis récemment au siège de la Chambre de l'agriculture de Tipasa,
sous la houlette de la Direction et de la Chambre de l'agriculture.
Pour M. Bernaoui, secrétaire général de la Chambre d'agriculture de
Tipasa, «il s'agirait de mettre sur pied une organisation
interprofessionnelle qui regroupera l'ensemble des opérateurs
économiques et institutionnels, en vue de constituer un espace de
dialogue, de concertation et de propositions autour d'objectifs liés au
développement de la filière oléicole». Toujours selon notre
interlocuteur «cette organisation interprofessionnelle est adossée en
premier lieu à la constitution de conseils interprofessionnels de la
filière oléicole où se retrouvent les catégories professionnelles
d'oléiculteurs, de pépiniéristes producteurs de plants, de fournisseurs
et importateurs d'intrants agricoles, les fabricants et fournisseurs de
matériels et équipements agricoles, les industriels de la
transformation, les exportateurs de produits oléicoles et les
associations des consommateurs».
Selon M. Meziane Boukaraoun, le président élu de l'association des
producteurs d'olives de la wilaya de Tipasa, il a été recensé plus de 5
000 producteurs d'olives, qu'il conviendrait d'assister, d'orienter,
d'organiser afin de parvenir à labelliser le produit oléicole algérien
par l'amélioration des apports techniques de production.
M. Meziane nous dira à ce titre : «L'huile de la région de Zatima, sur
les hauteurs de Damous, est un produit de haute qualité, au même titre
que le Muscat de Cherchell qui est aussi un produit de haute qualité,
très prisé en Algérie».
Selon notre interlocuteur «Cette filière souffre d'un problème de
rendement, où une marge importante reste à récupérer ; nos producteurs
souffrent d'un problème d'eau, de fertilisants mais aussi du recours à
la cueillette traditionnelle devant être automatisée.»
S’agissant du plan national de production 2010-2014, M. Bernaoui
révélera qu’«il a été prévu d'avoir un million d'arbres d'olives,
pouvant générer des recettes fabuleuses compte tenu de la proximité
méditerranéenne de l'Algérie, tant sur le plan climatique,
d'ensoleillement, que naturel».
Sur le plan des initiatives, il a été révélé en outre que «le défi que
se fixe notre association d'oléiculteurs est la mise en place d'un plan
d'action ambitieux à court et moyen terme», déclare M. Meziane, le
président de cette association d’oléiculteurs, qui se trouve être de
surcroît, un spécialiste et formateur dans le domaine agricole. Tandis
que pour M. Bernaoui, le secrétaire général de la Chambre d'agriculture
de Tipasa, «le conseil régional interprofessionnel,dans lequel se trouve
incluse l'association des oléiculteurs de Tipasa, appartient à un niveau
régional constitué des poids lourds de l'agriculture algérienne, et où
on retrouve Blida, Aïn Defla, Chlef, Médéa, Tissemsilt, Djelfa, et
Tipasa. Ce groupe régional interprofessionnel situé dans sa majorité
dans les plaines de la Mitidja, les Hauts-Plateaux et les vastes
contrées chélifiennes reste très prometteur eu égard aux disponibilités
en eau, avec les apports considérables des barrages de Boukourdène, de
Ghrib et bientôt du fabuleux barrage de Kef Eddir, au sud-ouest de
Damous».
Les chiffres fournis par la Chambre d'agriculture de Tipasa révèlent
aussi qu'en 2014, la production d'olives de table au niveau de la wilaya
de Tipasa a été estimée à plus de 6 500 quintaux, tandis que l'olivier à
huile a produit près de 400 000 litres d'huile d'olive. Cependant, selon
le peu d'informations glanées à propos de l'investissement dans cette
filière, on note un faible engagement dans le créneau de l'olivier qui
reste épars malgré les efforts substantiels réalisés dans les contrées
de Béni Mileuk où plus de 100 hectares d'oliviers ont été plantés à
Tifsassine,100 hectares à Bou-Helou et 50 hectares à Ould-Aïssa.
Dans la daïra de Cherchell, à Sidi Simiane, ce sont les contrées de
Ghardous, Mazer, Djoumer et Igaidayen, qui s'étaient arrogées 25
hectares par douar. La commune de Menaceur reste, quant à elle, en deçà
de ses fabuleuses capacités de production telles que prévues par les
plans et les objectifs des années 1970-1980 et 1990, à l'origine de
l'implantation du barrage de Boukourdène.
Ainsi, les contrées de Tidaf et de Sidi Moussa ont des superficies
plantées qui restent inférieures à 100 hectares. Le nombre de huileries
est hélas aussi insuffisant dans la wilaya de Tipasa bien que cette
antique capitale romano-numide fut dans le passé un véritable réservoir
d'huile d'olive destiné à alimenter l'antique empire romain de Jules
César. Plusieurs dizaines de huileries antiques ont parsemé les
montagnes de Damous, de Cherchell, de Gouraya, de Menaceur et de Tipasa.
Les recherches archéologiques de Philippe Leveau avaient mis en évidence
ces véritables industries de l'huile d'olive. Le village de Sidi-Moussa,
à Tipasa, conserve les remparts d’une ferme oléicole romaine, appelée
«Sour Romane», trace des vestiges de l’industrie oléicole antique.
Houari Larbi

Bouira
Un gang spécialisé dans le vol de bétail arrêté à Sour-El-Ghozlane
Les éléments de la Bridage de recherche et d'investigation, relevant de
la Sûreté de daïra de Sour-El-Ghozlane, ont réussi au courant de la
semaine passée à mettre la main sur un gang spécialisé dans le vol de
bétail et composé de quatre éléments, natifs de Sour-El-Ghozlane et
Dechmia et âgés entre 22 et 35 ans.
C’est suite aux informations qui leur étaient parvenues que les éléments
de la BRI de Sour-El-Ghozlane, ont mis un plan minutieux qui a fini par
avoir raison de ce gang, pris la main dans le sac, durant la nuit avec
un véhicule et deux personnes à bord et dans lequel étaient entassées 27
têtes d'ovins, toutes volées.
Conduits au siège de la Sûreté de daïra, les deux mis en cause, ont fini
par avouer leurs méfaits et donner les noms de leurs complices ainsi que
la manière avec laquelle le gang procédait. A savoir que le gang est
divisé en deux groupes ; le premier composé de deux éléments s'occupait
du vol du bétail, et le deuxième groupe composé également de deux autres
personnes, s’occupait de la vente de ces bêtes volées, avant de partager
le butin.
Déférés devant le procureur près le tribunal de Sour-El-Ghozlane le 2
décembre dernier, les quatre mis en cause ont été placés sous mandat de
dépôt.
Y. Y.

Interpellée par les remous qui secouent l’Éducation
La Fédération des associations de parents d’élèves de Tizi-Ouzou renvoie
dos à dos ministère et syndicats
Sans se vouloir trop alarmiste, la Fédération des associations de
parents d’élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou n’en dresse pas moins un
constat peu élogieux sur le premier trimestre de cette tumultueuse année
scolaire.
Les mouvements de grève, souvent intempestifs, les communiqués au
vitriol des partenaires sociaux et les réactions parfois détonantes de
la tutelle, tout cela ne laisse pas de marbre la Fédération des parents
d’élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou qui, à travers une déclaration
rendue publique en fin de semaine dernière, «comme toutes celles qui
l’ont précédée a connu son lot de difficultés (…) ce qui a ouvert la
voie à une contestation qui a débouché fatalement sur des perturbations
et des arrêts de cours malheureux».
Les raisons de toutes ces perturbations étaient «minimes» au départ,
selon l’appréciation de la Fédération, mais leur gravité a été souvent
amplifiée, pour ne pas dire exagérée, en raison de l’inexistence de
canaux de communication entre les principaux acteurs de la communauté
éducative. Fatalement, selon l’analyse des parents d’élèves de
Tizi-Ouzou, il en a résulté chez les uns et les autres une mauvaise
appréciation de l’importance et du bien fondé des conflits qui opposent
ces mêmes acteurs de la grande famille de l’Education.
La panacée serait, à en croire la Fédération, l’instauration d’un
nouveau climat où «chacun aura la possibilité d’apporter sa
contribution, mais en limitant son action à ses propres attributions et
prérogatives.
Ainsi, arrive à son terme le plus long trimestre de l’année, mais il
n’aura pas été de tout repos surtout pour les élèves soumis à une
course-poursuite effrénée pour venir à bout de programmes interminables
et de volumes horaires atroces, conclut la déclaration de la Fédération
des associations de parents d’élèves de la wilaya de Tizi-Ouzou qui
exhorte les parents à passer du rang de «simples géniteurs» dans lequel
ils se sont enfermés à un rang autrement plus «digne», pour ne pas dire
responsable.
M. Azedine

Bourached (Aïn Defla)
Arrestation de 2 revendeurs de psychotropes
Les éléments de la police judiciaire de la Sûreté urbaine de Bourached,
au sud-ouest de Aïn Defla, viennent de mettre fin au commerce de
psychotropes auquel se livraient 2 individus âgés respectivement de 21
et 23 ans issus de ladite localité.
L’opération a pu être menée suite à des informations recueillies auprès
de la population faisant état de ce commerce en pleine ville et en plein
jour, dans un lieu public en l’occurrence, un café du centre-ville.
Exploitant le renseignement obtenu, les policiers ont commencé par
identifier l’un des suspects, puis ont placé le café sous une
surveillance discrète.
Saisissant l’occasion propice, le suspect a été interpellé et fouillé.
Il avait sur lui, indique une source policière, 92 comprimés de
psychotropes de 2 marques différentes. Cette interpellation a donné
suite à l’identification d’un autre revendeur. Munis d’un mandat de
perquisition délivré par le procureur de la République, les policiers
ont alors procédé à une perquisition du domicile du deuxième individu.
Les agents de sécurité l’interpellent alors chez lui et découvrent sur
lui 8 comprimés de marques différentes de psychotropes et une somme de 8
900 DA qu’on attribue au produit des ventes de la journée.
Déférés au Parquet de Aïn Defla, après avoir été entendus par le
procureur de la République, les deux mis en cause ont été placés en
détention provisoire.
Ce trafic, pensent de nombreuses personnes, indique que ce commerce des
drogues est en train de s’étendre à des populations de jeunes demeurant
hors des grandes agglomérations urbaines, voire même aux zones rurales.

Par ailleurs, on se demande aussi que tant que l’on n’arrive pas à faire
tarir les sources d’approvisionnement de ce type de trafic, il y aura
demain d’autres trafiquants et le trafic continuera à s’étendre et
gangréner le milieu des jeunes avec les conséquences que l’on connaît.
Karim O.

Concours d’histoire interbibliothèques au profit de jeunes lycéens
Premier prix pour la bibliothèque communale de Mizrana
La consécration de la bibliothèque communale de Mizrana, lors du
concours d’histoire au bénéfice d’élèves de la 1re AS, organisé par la
Direction de la culture de Tizi-Ouzou, est rendue possible grâce à la
jeune Djamila Boudif, âgée à peine de 15 ans.
Ce n’est que justice rendue à cette région, qui a tant donné à l’Algérie
durant la guerre de libération et qui a souffert des affres du
terrorisme durant les années 1990 et 2000, si le concours qu’a organisé,
dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de la Révolution,
par la Direction de la culture, est revenu à la jeune Djamila, élève de
1re AS au lycée Amar-Bessalah de Tigzirt. Pas moins de 20 questions,
toutes portant sur la Révolution, ont été posées lors de ce concours,
qui a vu la participation de pas moins de 20 bibliothèques communales et
de lecture publique. La petite Djamila Boudif qui a réussi un
sans-faute, s’est vue décernée un diplôme et un lot de livres ainsi
qu’une attestation pour la bibliothèque dont elle dépend. De leur côté,
les bibliothèques communales de Tizi-Ghenif et Frikat se sont classées,
elles, à la 2e et 3e places.
A notre question de savoir ce qui a motivé la petite Djamila Boudif à
s’intéresser à l’histoire de l’Algérie, la question ne s’est pas fait
attendre, «L’amour du pays», nous répond-elle.
Notons enfin que la bibliothèque communale de Mizrana, riche de plus de
7 000 ouvrages, provenant de la Direction de la culture, de dons
d’associations, telle l’association «Un livre, une vie», basée à Dijon
en France, et aussi de l’acquisition de l’APC.
K. Bougdal

Béjaïa
Deux personnes tuées dans un accident de la circulation à Akbou
Les malheurs de la RN 26 reliant le chef-lieu de Béjaïa à Alger se
suivent et se ressemblent.
Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, vers 1h35 du matin, deux
personnes âgées respectivement de 43 et 35 ans, originaires d’Ighrem,
relevant de la daïra d’Akbou, wilaya de Béjaïa, ont trouvé la mort sur
le coup lors d’un spectaculaire accident de la circulation survenu à
quelques encablures du village Colonel-Amirouche dit «Riquet».
Le tragique accident a été provoqué par le dépassement hasardeux du
chauffard d’une fourgonnette de marque Kangoo qui, selon le rapport de
la gendarmerie nationale, a perdu le contrôle de son véhicule pour
ensuite percuter de plein fouet, une Renault express dans laquelle se
trouvaient les deux victimes. Les deux hommes ont été tués sur le coup
et il a fallu beaucoup de moyens et de temps aux éléments de la
Protection civile pour extirper les corps sans vie de l’épave de leur
véhicule.
Kamel Gaci

Categorie(s): régions

Auteur(s): Kamel Gaci

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