Les anciens actionnaires de la SSA/Le Doyen dénoncent: «Brahmia est un imposteur»

Lesoir; le Mardi 5 Novembre 2013
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Un groupe d’anciens dirigeants, qui formait le
conseil d’administration du MCA ,a tenu hier à manifester son
mécontentement suite aux déclarations faites samedi dernier par Amar
Brahmia, autoproclamé président du CSA/MCA, notamment ses propos, où
celui-ci prétend être le garant du sigle du club doyen.
Durant leur intervention les Tafat, Aizel, Amrous, Zeddek, Yacef, Zenir
et Omar Ghrib, accompagnés par un avocat, ont insisté sur le fait que
Amar Brahmia, n’est rien qu’un imposteur. «On ne cessera jamais de le
dire , ce prétendu président du CSA n’a rien à voir avec la famille
mouloudéenne. Il n’a jamais été ni dirigeant, ni membre de notre AG.
Donc, il n’a pas le droit de parler au nom de notre club», dira d’emblée
Sadek Amrous ,ancien président du MCA. L’autre ex-président du MCA,
Hamid Zedek, abondera dans le même sens contestant, lui aussi, la
présence de Brahmia à la tête du CSA. «Cette présidence devait me
revenir de droit. Je suis responsable de son intronisation au sein du
club. J’avais fait appel à ce monsieur et à d’autres personnes telles
Messaoud Tourqui, Abdelaziz Derouaz et d’autres encore à intégrer la
composante de l’AG. Mais ces gens là m’ont trahi. Ils avaient préparé un
complot pour accaparer l’association. Brahmia avait le soutien d’un
certain Mohamed Smaïl, directeur de l’habitation au niveau de la wilaya
d’Alger. Celui-ci avait influencé, je ne sais par quel moyen, le DRAG de
la wilaya d’Alger et a validé l’AGE organisée par Brahmia à Bouzaréah.
Brahmia est venu au MCA afin de relancer sa carrière», précise Zeddek.
Dans la foulée, l’avocat du CA-bis a donné un point de vue juridique sur
la situation. «Si l’on se réfère aux statuts et autres amendements de
l’assemblée mouloudéenne, Brahmia et ses membres de l’assemblée sont en
infraction des lois de la République, car l’article numéro 11 desdits
statuts de l’AG stipulent qu’un président ne peut prétendre à ce poste
que s’il est parrainé par 3 membres de l’AG, ayant la qualité de membre
de l’AG et une année dans l’exécutif. Or Brahmia, n’a pas rempli ces
critères», dira l’avocat des plaignants. Pour sa part, Mehdi Aizel
exigera l’ouverture d’une enquête judiciaire alors que Ahmed Tafat, a
recommandé d’aller au fond du problème. «Je me demande comment est-ce
possible que quelqu’un comme Brahmia, qui fut exclu de la signature de
contrat entre l’association El-Mouloudia et la Sonatrach, se permet de
saisir la Sonatrach et lui exiger 32 milliards de centimes. C’est tout
simplement du chantage. Je tiens à ce propos à informer l’opinion
publique que le sigle «MCA», a été enregistré durant la période de Sadek
Amrous à l’INAPI pour une durée de 10 ans. Mieux, le sigle «MCA» a été
intégré dans les biens immatériels pour doper le capital du club et ce,
pour une somme de 29 milliards de centimes et que, enfin, la villa(siège
du club) , n’est le bien de personne mais est inscrite au nom de la
section football du Mouloudia d’Alger. Donc, personne ne peut la
solder», dira M. Tafat.
Invité surprise à ce point de presse, Omar Ghrib, l’ ancien président
controversé de la section football livrera son avis à propos de cette
polémique. «Sincèrement je suis déçu de voir un Brahmia tenir tête aux
vrais mouloudéens. Ma souffrance est double quand j’apprends que la
wilaya a chassé les jeunes catégories du MCA du stade Ferhani. Je
demande aux responsables de Sonatrach de ne pas négocier avec un homme
qui voulait trahir son pays», affirmera celui que le MJS a radié du MSN
au lendemain de l’incident provoqué par les joueurs lors de la finale de
la coupe d’Algérie, en mai dernier. Même son de cloche chez l’ancien
capitaine des « Vert et Rouge, Abdelwahab Zenir, qui accuse ses anciens
équipiers de cautionner la démarche de Brahmia. « Je suis déçu par
l’attitude de mes anciens coéquipiers qui sont salariés à Sonatrach . Je
leur demande d’agir pour le bien du MCA, c'est-à-dire soutenir le club
qui leur a ouvert toutes les portes. Unissons-nous contre les
imposteurs. Le MCA, est entre de parfaites mains. A quel titre cette
société devra verser de l’argent à Brahmia ? Le sigle n’appartient à
personne. C’est la propriété du peuple du MCA», conclura-t-il.
A. Andaloussi

Categorie(s): sports

Auteur(s): A. Andaloussi

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