Les chiens aboient, la caravane passe

Lesoir; le Mardi 4 Decembre 2012
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Les élections passent, les
boîtes se cassent, les espoirs se fracassent et la réalité du terrain
est bien présente, elle nous tracasse. Prenez vos mairies vides, aussi
vides que la boîte des urnes après avoir fait le décompte. Les boîtes en
verre ou même en bois qu’elles soient antifraude ou pas, avec des
caméras cachées, embarquées qui enregistrent toutes les enveloppes qui y
sont engouffrées et tous les déplacements qu’elles ont effectuées, n’ont
pas résolu la question de la contestation. Celui qui a l’habitude de
prendre a pris, celui qui était né a grandi et donc commence à croire à
sa légitimité, il jure que s’il est le fils du père et qu’il doit avoir
la deuxième position par le nombre a enfanté un petit-fils qui sera
désormais en troisième pole position. Ce petit-fils assure la continuité
de la lignée, du royaume perdu et retrouvé par le miracle des urnes bien
travaillées. Toute la fièvre qui a tenu en haleine les partis, les
indépendants et les dépendants n’a fait qu’un pouf comme un plomb
chauffé qu’on lâche dans un récipient d’eau. Un récipient d’eau où les
différents cocktails sont déjà concoctés et le breuvage prêt à être
servi, toutefois on ne pourra pas servir les convives avant la date du
mariage consenti par les époux, ou à la limite par leurs familles
respectives. On a eu toutes les facettes de la musique, on a remonté
même au temps mémorial de l’Andalousie, pour éviter toute jalousie qui
ternira les jours festifs. On ne se pose même pas la question de la
décence tant que l’objectif primaire est d’assurer la descendance des
uns et quitte à faire descendre aux enfers les autres. Le sort est ainsi
fait, rien ne pourra changer le destin des uns et des autres tant que
c'est la boîte magique qui décide. Les candidats élus doivent faire
appel à ceux qui ne le sont pas, pour transférer les moyens qu’ils
avaient pour mettre en application et satisfaire toutes les promesses
qu’ils ont répétées en chœur le long de la campagne électorale. Une
campagne débutée sur les chapeaux de roues et terminée dans la marée de
boue qui entache chaque élection vécue par notre pauvre pays. On annonce
des élections libres et propres et on finit par des élections ternes
trop libres et trop propres, on dépasse de loin la Suisse qui est une
référence dans la propreté et qui est aussi La Mecque hivernale de nos
dirigeants, sans compter ceux qui y ont élu domicile une bonne fois pour
toutes, pour éviter la demande de visa chaque fois que le besoin se fait
sentir. Les nouveaux maires, il faut les envoyer en Suisse pour
s’inspirer et rendre nos communes identiques à celles de cet Etat
moderne, mais aussi éplucher tous les comptes qui s’y trouvent de nos
compatriotes et épuiser tout l’argent nécessaire à la transformation qui
doit s’opérer dans nos villes et villages, pour ressembler un tant soit
peu à ce pays de grandes vaches laitières et bien sûr de bons fromages.
Un bon exemple à suivre, créer des banques similaires pour abriter tout
l’argent des Algériens avec les «secrets d’alcôve». En attendant que les
tribunaux appellent tous ceux qui sont pris la main dans le sac et en
finissent avec eux...
A. Gouchene
Aokas - Béjaïa

Categorie(s): voxpopuli

Auteur(s): Aokas - Béjaïa

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