LOGEMENTS: À quand les formules locatives ?

Lesoir; le Mardi 11 Decembre 2012
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Les Algériens ne peuvent pas tous prétendre aux différentes formules mises en place pour l’acquisition d’un logement. La construction de logements destinés à la location serait, selon les spécialistes, la solution idoine pour parer au problème.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les spécialistes invitent les pouvoirs publics à orienter leur politique de logement vers les programmes de location. Cette formule d’accès au logement, disent-ils, qui répond à un besoin immédiat, est aussi un moyen d’aide aux citoyens à revenu moyen. Cette proposition est faite par A. Zeroual Lotfi, architecte agréé, qui s’exprimait, hier, lors d’une conférence de presse sur les promotions immobilières organisée par le quotidien DK News. Il estime que l’acquisition d’un logement est une projection future. Selon lui, cette acquisition doit être perçue en tant que dernier recours. Le spécialiste estime, par ailleurs, que «la distribution gratuite des logements conduira le pays vers la faillite». L’intervenant s’est interrogé sur la valeur d’un logement acquis gratuitement. «L’Etat a mis les moyens mais, ne s’est pas inquiété de l’avenir de ces biens», a indiqué le conférencier. Selon lui «l’Etat a, certes, mis beaucoup de moyens dans les programmes de réalisation de logements, mais les objectifs ne sont pas encore là». Le spécialiste appelle les pouvoirs publics à associer les experts dans cette politique. «Ça sera une louable initiative», a estimé l’architecte, qui s’est interrogé : «Pourquoi le permis de construction n’est pas systématiquement accompagné d’un permis d’assainissement et d’électricité ?» Il ajoutera également que la non-intégration des moyens technologiques dans le secteur, permettant d’avoir un fichier électronique des acquéreurs, a converti l’Algérien en «un rentier». De son coté, Hassina Hammache, experte en construction, a rappelé que la prolifération de promoteurs immobiliers a généré de graves dépassements. Une situation qui, selon elle, a contraint les pouvoirs publics à réglementer la profession en 1993. D’où l’introduction d’un décret obligeant toute personne voulant intégrer la profession de promoteur immobilier, d’obtenir un agrément auprès du ministère de l’Habitat. Côté chiffres, les intervenants ont estimé qu’un million de logements demeure «un exploit». Reste, cependant, à améliorer le côté qualité des constructions dont la majorité répond à un seul mode architectural.
S. A.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): S. A.

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