M’CHEDALLAH (BOUIRA) : Un groupe terroriste sème la panique

Lesoir; le Samedi 8 Decembre 2012
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Depuis une semaine, la psychose a gagné les esprits dans des villages de la région Est de la wilaya de Bouira, particulièrement à M’chedallah. En l’espace d’une semaine, trois faux barrages ont été dressés par un groupe terroriste, vraisemblablement le même, puisque, à chaque fois, les témoins font état d’un groupe d’une quinzaine d'éléments armés de kalachnikovs et dont certains sont noirs et parlant avec un accent sahélien. Ce qui laisse penser à un groupe d’éléments de différentes nationalités. D’ailleurs, après le faux barrage dressé à Tamellahth la semaine dernière, le même groupe terroriste a récidivé cinq jours plus tard pour se manifester du côté du village de Tikesrai, situé entre les communes d’Ahnif et Ouled Rached. Les terroristes, qui avaient intercepté plusieurs automobilistes et autres habitants du village peu après le crépuscule, ont procédé à la fouille systématique de tous les voyageurs, leur subtilisant portables et argent, et leur distribuant des CD appelant au djihad et faisant l’apologie des terroristes d’Aqmi. Deux jours plus tard, alors que les éléments de l’ANP multipliaient les embuscades et autres barrages dans l’espoir d’intercepter ce groupe qui rode dans les parages et a créé une véritable panique au sein de la population, notamment celle vivant dans les villages éloignés, le même groupe a été signalé de l’autre côté de la vallée du Sahel, dans la localité de Hagui, sur le versant sud du Djurdjura. Le groupe terroriste, qui a dressé un faux barrage ce jeudi aux environs de 19 h, a, là aussi subtilisé de l’argent et des portables aux passagers, avant de disparaître dans la nature à la faveur de l’obscurité, quelques minutes plus tard. Notons que la panique qui a gagné des pans entiers de la populations s’est accentuée ces dernières semaines après la décision des pouvoirs publics de désarmer les détachements de la Garde communale se trouvant dans certains villages alors que le maintien des populations dans ces endroits n’a été possible que grâce justement à l’existence de ces détachements. Aujourd’hui, ils sont des centaines pour ne pas dire des milliers de villageois qui vivent dans la même psychose d’il y a un peu moins de 20 ans, quand les premiers groupes terroristes du GIA avaient fait leur apparition dans les villages de la Kabylie. Serait-ce un remake de l’histoire ?
H. M.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): H. M.

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