Malgré les assurances de l’instance africaine: Ebebiyin et Mongomo inquiètent les coachs

Lesoir; le Jeudi 4 Decembre 2014
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Le sélectionneur de la Guinée Michel Dussuyer,
présent à Malabo pour assister au tirage au sort de la CAN-2015, s'est
dit «très inquiet» de la qualité des hôtels et des stades dans les deux
villes Ebebiyin et Mongomo qui accueilleront la compétition aux côtés de
Malabo et Bata.
«Mon vœu, pour ce tirage au sort, ce serait d’être logé sur un site dont
on connaît la fiabilité, donc Bata ou Malabo», a déclaré Michel Dussuyer
au micro de RFI. «Je suis très inquiet (au sujet d’Ebebiyin et Mongomo)
et je ne pense pas être le seul dans ce cas-là. L’organisation a été
confiée très tardivement à la Guinée équatoriale. Bien sûr, il faut
tirer un coup de chapeau à ce pays qui met tout en œuvre pour accueillir
la Coupe d’Afrique. Mais on ne peut pas s’empêcher d’être inquiets», a
t-il poursuivi.
Cette appréhension est renforcée par le fait qu’il n’y aura pas de
visite à Ebebiyin et Mongomo pour les délégations, juste après le tirage
au sort. C’est pourtant la tradition : dès que les équipes savent où
elles vont jouer, elles effectuent un repérage sur place, pour choisir
notamment leur futur hôtel. «La Confédération africaine (CAF) a annulé
la visite d’inspection qui était prévue», affirme Michel Dussuyer. «J’en
déduis que ce n’est pas un signal très encourageant pour nous», a-t-il
souligné. Mais la Confédération africaine de football rassure qu’Ebebiyin
et Mongomo seront prêtes pour la CAN 2015, comme Bata et Malabo, deux
autres sites qui ont accueilli des matches durant la CAN 2012.
Le secrétaire général de la CAF Hicham El Amrani estime que les
conditions dans ces deux villes ne sont pas catastrophiques
contrairement à ce qu’on peut entendre. «Je peux vous dire que ces deux
sites seront prêts pour accueillir convenablement les équipes et les
officiels». Pour les médias et les potentiels supporters venus de la
sous-région (Cameroun, Congo, RD Congo et Gabon), ce devrait être une
autre histoire. Par ailleurs, les stades des deux villes sont en pleine
mise aux normes internationales, surtout celui de Mongomo.«A quoi ça
sert d’emmener les entraîneurs dans des lieux où ils n’auront peut-être
pas encore accès au stade et où ils ne pourront peut-être pas encore
choisir un hôtel ? C’est juste une question de temps. D’habitude, nous
avons six mois pour préparer tout ça. Là, nous avons seulement une
dizaine de jours. C’est pour cette raison que nous avons décidé de
reporter la visite à un peu plus tard en décembre. Il n’est pas question
de l’annuler», a t-il précisé.

Categorie(s): sports

Auteur(s): lesoir

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