Oran : Salon international de la pêche et de l'aquaculture «SIPA 2013»: «Développer le secteur et lui donner plus de visibilité»

Lesoir; le Jeudi 7 Novembre 2013
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Présent hier à l’inauguration du Salon international
de la pêche et de l'aquaculture «SIPA 2013» qui se tient du 6 au 9
novembre 2013, au Centre des Conventions d'Oran (CCO), le ministre de la
Pêche et des Ressources halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi, a tenu à
préciser que même si l’Etat a décidé de l’ouverture de la pêche du
corail, cela devra se faire de manière organisée et contrôlée.
Le contrôle se fera notamment par l’Agence nationale de la pêche qui
veillera à ce que cela se fasse dans un cadre économique loin de l’abus,
d’où dit-il, l’importance que revêt la participation des partenaires,
exploitants du corail dans ce salon qui contribueront à mieux organiser
ce secteur. «Les textes réglementaires et juridiques seront définis
durant le prochain trimestre en vue de réunir toutes les conditions de
la reprise de la pêche au corail en 2014», a déclaré le ministre.
Cette édition a vu la participation de plus de cent exposants nationaux
et étrangers venant de Libye, de Mauritanie, de France, d’Espagne,
d’Italie, de Corée du Sud, du Japon et de la Guinée Bissau, en plus de
l’organisation onusienne FAO et l’Organisation arabe du développement
agricole. Cet événement, organisé par la Chambre algérienne de la pêche
et de l'aquaculture (CAPA), en partenariat avec le Centre des
conventions d’Oran, qui se tient tous les deux ans, sera consacré,
essentiellement, à la promotion de nouvelles techniques pour pêcher
d'une manière plus responsable afin d'assurer la conservation et la
gestion rationnelle des ressources halieutiques.
Après une visite de pratiquement tous les stands du salon, le ministre
de la Pêche et des Ressources halieutiques, a abordé avec la presse, la
question du thon rouge. Il dira à ce sujet, «nous avons pêché notre
quota complet avec un pavillon national nous ne l’avons pas fait depuis
l’existence de quotas parce que ça a toujours été sous des formules
diverses. Il était important de faire cela pour prouver que nous sommes
capables, pour nous mettre dans une position de négociation plus
confortable. Il y a une réunion qui va se faire d’ici la fin du mois,
nous irons comme tous les autres pays, nous irons sans état d’âme aller
chercher un quota supplémentaire. Si cela ne se fait pas il faudra qu’on
fasse notre deuxième tour avec une meilleure qualité et une meilleure
maîtrise et c’est ainsi que l’on peut démontrer que nous sommes aussi
des joueurs dans ce type de thème».
Pour le ministre, ce secteur de la pêche sera appelé à aller vers la
notion de stock partagé pour d’autres espèces. D’où, dit-il
«l’importance de maîtriser ce type de processus parce qu’il faudra qu’on
défende notre part dans la Méditerranée de manière organisée,
techniquement et scientifiquement et être près à défendre les 80 000
emplois que nous avons dans ce secteur là».
Une réunion du groupe technique du projet FAO-Copemed sur la pêche des
petits pélagiques dans la mer méditerranéenne d’Alboran, à l’extrême
ouest du bassin méditerranéen est prévu durant ce salon.
Amel Bentolba

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Amel Bentolba

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