PRÉSIDENTIELLE DE 2014: Benbitour évoque sa candidature

Lesoir; le Jeudi 20 Decembre 2012
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Le premier candidat à la présidentielle de 2014 s’est manifesté. Ahmed Benbitour fait part de son intention de se présenter «même si Bouteflika» briguait un quatrième mandat.
Nawal Imès- Alger (Le Soir) - L’ancien chef du gouvernement annonce prématurément son intention d’être candidat. A partir de Constantine, où il était l’hôte d’un forum médiatique, Ahmed Benbitour explique avoir pris cette décision pour répondre à un devoir national. Il se sent, dit-il, «responsable » et prêt à assumer cette responsabilité. Maintiendrait-il sa décision même si Bouteflika faisait part de son intention de briguer un quatrième mandat ? Oui, répond-il expliquant que «la situation a changé». Ahmed Benbitour avoue néanmoins qu’il ne reviendra sur sa décision que dans un seul cas : s’il constate la candidature d’une personne apte et qui puisse faire consensus. «Cette élection sera une occasion pour concrétiser un changement réel à tous les niveaux. Ce changement ne viendra jamais du système mais pacifiquement grâce aux citoyens. Ce ne sont pas les noms des candidats qui comptent le plus, mais le programme de chacun, et si nous aurons des garanties que des personnes honnêtes se présenteront, il sera clair que nous allons les soutenir. Nous avons les compétences et les moyens, ce qu’il faudrait avoir, c’est une vision pour faire sortir le pays de la crise», dit-il. Le désormais candidat Benbitour parle d’un programme déjà ficelé intitulé «l’Algérie de la paix, de la justice et de la prospérité ». Il s’articule autour de sept axes et est réalisable en cinq années. Benbitour compte concrétiser la refonte de l’Etat, la réforme de l’administration, la réforme de la justice, la modernisation de l’institution militaire, la reconstruction de l’école, de l’économie et la réhabilitation des compétences, ainsi que la lutte contre la corruption. A ceux qui affirment que les technocrates ne peuvent pas prétendre à la gestion politique, Benbitour répond que cette thèse n’est pas juste. Les dirigeants, dit-il, doivent maîtriser tous les aspects de la gestion. Benbitour porte un regard très critique sur la classe politique. Il s’étonne que des partis politiques agréés tout juste avant les élections puissent prendre part à des échéances électorales. La solution ? Une coalition politique. L’ancien chef du gouvernement avait multiplié les initiatives de sortie de crise.
N. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): N. I.

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