PRODUCTION ET DISTRIBUTION D’ÉLECTRICITÉ: Des pools régionaux africains, une nécessité

Lesoir; le Mercredi 5 Decembre 2012
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Le développement de pools régionaux de production, transport et distribution de l’énergie électrique en Afrique est nécessaire.
Cherif Bennaceur (Alger – Le Soir) - Certes, le continent africain
compte déjà cinq pools régionaux opérationnels. Il s’agit pour l’Afrique
de l’Ouest du West African Power Pool (WAPP), pour l’Afrique du Nord du
Comité maghrébin (Comelec), pour l’Afrique de l’Ouest de l’Eastern
African Power Pool (EAPP), du Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC)
et en Afrique australe du Southern African Power Pool (SAPP). Néanmoins,
ces pools doivent être davantage boostés, car incontournables. En effet,
ils permettent aux pays africains, confrontés pour la plupart à des
difficultés d’accès à l’énergie et à la pauvreté mais disposant
d’importantes ressources d’énergie, de mettre justement ces ressources
et leurs infrastructures énergétiques en synergie, en interconnexion, et
de booster le développement des énergies alternatives et renouvelables
notamment. Ces pools permettront ainsi, et à charge d’une impulsion plus
forte des secteurs privés notamment, d’assurer une meilleure
compétitivité, une couverture optimale des besoins et des déficits ainsi
qu’une optimisation des coûts, voire la baisse des prix de l’énergie.
C’est ce que relèvera le Dr Lawrence Musaba, Manager du Centre de
coordination du SAAP qui s’exprimait, hier, à l’hôtel Hilton à Alger où
s’est ouverte la 46e Assemblée générale ordinaire de l’Union des
producteurs, transporteurs et distributeurs d’électricité en Afrique (UPDEA),
sous l’égide du groupe Sonelgaz. Et d’autant que le continent africain
est appelé à traiter une problématique multidimensionnelle, en termes
notamment d’un dimensionnement efficace des réseaux électriques, une
meilleure efficience des politiques énergétiques publiques initiées, une
solidité plus importante des infrastructures réalisées, une dynamique de
formation davantage offensive et basée sur le partenariat, notamment
avec les grandes firmes énergétiques internationales.
Une question de coûts, selon le P-dg de Sonelgaz
Mais aussi, comme le relèvera le président- directeur général de
Sonelgaz, Noureddine Boutarfa, qui a ouvert cette 46e AGO, d’œuvrer à ce
que des «solutions locales» soient trouvées pour financer et réaliser
les projets. A ce propos, Noureddine Boutarfa, soucieux d’un
développement socioéconomique concret en Afrique, estime que «l’enjeu
est de créer du savoir-faire local et de le développer pour à la fois
créer de la richesse durablement et répondre à la pression croissante
d’une demande qui, souvent, va plus vite que l’offre et qui, pour la
satisfaire, exige des solutions rapides et coûteuses». En ce sens, le
premier manager de Sonelgaz considère primordial de maîtriser les coûts
en vue d’éviter tous les surcoûts qui «rendront inexécutables nos
projets et irréalisables nos ambitions». Créée en 1970 et œuvrant en
matière d’intégration du secteur électrique en Afrique, l’UPDEA regroupe
une cinquantaine de sociétés d’électricité publiques et privées
réparties sur 42 pays africains, ainsi qu’une vingtaine de membres
affiliés, représentant des sociétés africaines et étrangères
spécialisées.
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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