Réinsertion sociale des ex-détenus: L’expérience algérienne saluée

Lesoir; le Jeudi 4 Decembre 2014
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La politique d’insertion dans la vie sociale des
ex-détenus a été mise en avant hier par les participants à la rencontre
sur le rôle de la société civile dans la réinsertion sociale des
prisonniers. La représentante du programme PNUD des Nations unies en
Algérie a déclaré que «la politique algérienne dans ce domaine est très
avancée par rapport aux pays de la région».

Abder Bettache - Alger (Le Soir)
La rencontre organisée conjointement par la direction générale de
l’administration pénitentiaire et la représentation du programme PNUD
(ONU) était une opportunité pour les participants de mettre en évidence
le rôle joué par le mouvement associatif d’une manière particulière et
la société civile d’une manière générale pour «faciliter l’insertion des
ex-détenus dans la vie sociale».
A cet effet, le directeur général de l’administration pénitentiaire, M.
Mokhtar Felioune, a relevé «les mesures prises par les autorités
algériennes à même de réussir l’insertion des ex-détenus». «Des mesures
qui entrent, a-t-il ajouté, dans le cadre des réformes de la justice
d’une manière générale et des prisons d’une manière particulière». Selon
lui, «l’Etat a consacré beaucoup de moyens pour prendre en charge cette
catégorie sociale».
Pour sa part, la directrice du programme PNUD en Algérie a indiqué que
le «gouvernement algérien a consenti des efforts importants pour
accompagner l’insertion des ex-détenus à travers des mesures
d’accompagnement et en étroite collaboration avec la société civile».

Pour elle, «dans l’étape de réinsertion des détenus, le rôle du
mouvement associatif est capital. C’est une étape qui permettra à
l’intéressé de mener à bien son retour normal au sein de la société.
Cette étape doit se préparer tout au long de la détention et nécessite
les efforts de toutes les parties prenantes dans une logique de
partenariat avec le mouvement associatif intervenant chacun dans son
domaine de compétence», a-t-elle expliqué.
Pour un grand nombre d’intervenants, dont les représentants des
mouvements associatifs, «l’idéal serait que, dès la condamnation d’une
femme ou d’un homme, l’on œuvre à construire en commun un projet
professionnel individualisé de réinsertion dans la vie sociale et
économique, qui soit en adéquation avec les préférences et aptitudes
personnelles des femmes mais aussi avec le marché de l’emploi sachant
que celui-ci constitue un des piliers de la réhabilitation sociale».
Lors de cette rencontre, l’expérience algérienne dans le domaine de la
réinsertion des ex-détenus a été saluée.
A. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. B.

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