Samy Yachir (attaquant de l’ASO Chlef) :: «En L2, chaque match est un combat»

Lesoir; le Jeudi 26 Novembre 2015
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Après l’USM Harrach et le MC Alger, Samy Yachir a
opté pour l’ASO Chlef cette année après une saison en demi-teinte avec
le Doyen. Mais son expérience et sa percussion seront bien utiles aux
Chélifiens pour retrouver l’élite pour peu qu’il retrouve sa forme vu
qu’il revient de blessure. En tout cas, il n’a rien perdu de son...
franc-parler comme on peut le constater dans cet entretien.

Le Soir d’Algérie : Vous revenez de blessure. Tout va bien aujourd’hui ?
Samy Yachir : Oui, j’étais blessé aux adducteurs, mais maintenant
tout va bien et je retrouve toutes mes sensations.

Après El-Harrach et le MCA, vous voilà à Chlef, pour un nouveau départ
après vos déboires avec le Mouloudia.
Avant tout, pour moi, l’essentiel était de jouer. Je crois que j’ai
débloqué pas mal de rencontres avec Chlef et je me sens très bien dans
ce club.

Vous aviez pourtant des contacts avec des clubs de Ligue 1, mais vous
avez préféré la L2...
Disons que les contacts ont été plus fructueux avec Chlef et
aujourd’hui, je me retrouve en Ligue 2.

C’est plus dur ou plus facile en L2 ?
La Ligue 2 est nettement plus dure que la Ligue 1. Bon au niveau du
placement des joueurs, c’est un peu l’anarchie, mais c’est plus
compliqué et très physique. En fait, en L2 chaque match est un véritable
combat.

Le prochain week-end, vous allez affronter l’actuel dauphin, le CAB,
dans un match à six points.
Oui, en cas de défaite, on se retrouverait à six points du CA Batna mais
en cas de victoire, on le rejoint. C’est un match à quitte ou double et
c’est un nouveau combat.

Mais vous avez l’avantage de recevoir à Chlef.
Ce n’est pas forcément un avantage. En Algérie, si lors du premier
quart d’heure, vous ne marquez pas, le pubilc peut se retourner contre
vous.

Mais pour atteindre l’objectif principal qui est l’accession, ça passe
par des victoires à domicile.
Certes, l’objectif c’est l’accession mais ce sera très dur. 

Même si l’effectif est composé de joueurs expérimentés ?
Oui, l’expérience est là, mais après, il faut mettre les moyens et il
faudrait que ça suive derrière notamment au niveau des primes.

Est-ce que le coach français Wallemme vous a confié le poste que vous
souhaitiez ?
Moi, j’ai toujours dit que mon poste de prédilection c’est en soutien de
l’attaquant de pointe.

Mais que ce soit à l’USMH ou au MCA, on vous a souvent vu soit sur le
côté gauche soit à droite. Et à Chlef ?
A Chlef, Wallemme me fait jouer comme attaquant de pointe.

Est-il vrai que vous allez ester le MCA en justice ?
C’est vrai. J’ai l’intention de saisir la justice parce que le MCA
me doit trois mois de salaire et deux primes que je n’ai pas perçus
depuis la saison dernière. Nous sommes presque au mois de décembre et je
ne vois toujours rien.

Et selon un de nos confrères, les trois mois et les primes représentent
une somme de 600 millions de centimes environ...
C’est cela. Bon, il me restait un an de contrat et je n’ai rien dit mais
je ne peux pas renoncer à mon salaire et c’est la justice qui tranchera.

Finalement, qu’est-ce qui n’a pas marché pour vous au MCA ?
C’est un club où il y a trop de problèmes, et, en fait, je voulais
partir.

Vous avez évolué sous les ordres d’Artur Jorge...
(Il nous coupe) Non, j’ai beaucoup plus évolué sous les ordres de Valdo.

Y a-t-il une différence entre les entraîneurs locaux que vous avez
connus et le célèbre Brésilien ?
Il n’y avait rien avec Valdo. Moi, la meilleure période que j’ai
connue au MCA, c’était avec Omar Ghrib et Djamel Menad sans oublier Bira
qui dirige actuellement Skikda.

Pourtant, Valdo était une star au PSG et Artur Jorge a été un des
meilleurs entraîneurs en Europe.
Valdo était une star sur le terrain, mais comme entraîneur, c’est
différent. Quand à Artur Jorge «meskine», il a vieilli et il n’était
plus dans le coup.

Vous êtes toujours en contact avec vos ex-coéquipiers du MCA ?
Non pas du tout.

Croyez-vous que le MCA peut jouer le titre cette saison ?
Personnellement avec le MCA, j’ai gagné trois titres. Je ne sais pas
si les autres peuvent en faire autant. Peu m’importe. Moi, j’espère que
c’est la JSK qui fera un bon parcours.
Propos recueillis par Hassan Boukacem

Categorie(s): sports

Auteur(s): lesoir

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