Santé: Environ 40 000 nouveaux cas d’AVC enregistrés par an en Algérie

Lesoir; le Dimanche 7 Decembre 2014
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L’Algérie enregistre, ces dernières années, une
moyenne annuelle d'environ 40 000 nouveaux cas d’accidents vasculaires
cérébraux (AVC), deuxième cause de mortalité dans le pays, a estimé,
samedi à Oran, une spécialiste de cette pathologie qui se base sur des
statistiques d'associations activant dans ce domaine. «L’Algérie compte
ces dernières années une moyenne annuelle estimée à près de 40 000 cas
d’AVC, mais ce chiffre reste approximatif nécessitant des études
globales et approfondies afin d’avoir des statistiques plus précises», a
souligné Mme Selma Kesraoui à l’ouverture des travaux des 14èmes
journées médicochirurgicales sur le thème «accidents vasculaires
cérébraux : approche multidisciplinaire», initiées par l’hôpital
militaire régional universitaire d’Oran Docteur Amir-Mohamed-Benaïssa.

Selon la spécialiste, il faut consacrer «plus d’études et de recherches
sur la réalité de ce type de maladie», dans le but de mieux élaborer les
stratégies de lutte contre l’incidence de cette pathologie et mieux
orienter les actions de prévention et de sensibilisation de la
population sur les bienfaits du diagnostic précoce.
«Même si le taux d’incidence des AVC en Algérie est au-dessous de la
moyenne mondiale qui est de l’ordre de 150 cas sur 100 000 habitants, la
pathologie connaît ces dernières années dans notre pays une hausse
considérable et est devenue un problème de santé publique», a-t-elle
ajouté.
«Les pratiques médicochirurgicales sont en amélioration constante en
Algérie, notamment par la maîtrise des techniques de débouchement
vasculaire (ischémique) évitant un état de handicap», a-t-elle souligné.

Ces pratiques sont susceptibles de diminuer les risques si le sujet est
admis dans un hôpital dans un délai maximal de 4 heures et demi depuis
l’accident vasculaire cérébral, a-t-elle soutenu, indiquant que le taux
de mortalité dans ce type d’AVC (ischémique) est estimé à 14 % et de
près de 30 % pour les AVC dus à l’hémorragie.
Cette rencontre de deux jours regroupe des spécialistes nationaux et
étrangers, constitue une occasion pour débattre des principales causes
de cette maladie dont l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité
et le tabagisme.
Les participants à la rencontre ont insisté sur l’importance d’améliorer
les actions de prévention en direction de la population, soulignant la
gravité de la situation chez les porteurs de facteurs de risques, tels
que les hypertendus qui ne suivent par de traitement (estimés à 33% des
personnes atteintes d'hypertension en Algérie).
APS

Categorie(s): actualités

Auteur(s): APS

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