UNION EUROPÉENNE-UNIVERSITÉS ALGÉRIENNES: Journée nationale «tempus», à Boumerdès

Lesoir; le Mardi 18 Decembre 2012
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L’Union européenne (UE) finance, par le biais de divers programmes, le développement de l’éducation en général et de l’enseignement supérieur en particulier. L’un de ces programmes intitulé «Tempus» concerne 27 pays de la rive-sud de la Méditerranée et des Balkans.
Ce programme vise, selon Philipe Rufio, responsable auprès de l’Union européenne de la mise en œuvre précisément de ce programme la modernisation, dans les pays qui y adhérent, les systèmes de l’enseignement supérieur afin d’y améliorer les contenus. Pour Tairi Abdelaziz, vice-recteur de l’Université M’Hamed Bougara chargé des relations extérieures, de la coopération, de l’animation des manifestations scientifiques et de la communication, l’université algérienne est intéressée par l’appui à la mise en place des réformes de l’enseignement supérieur particulièrement le système LMD. Cependant, comparativement à d’autres pays, maghrébins notamment, l’Algérie, qui souscrit depuis 10 ans à ce programme, n’en profite que moyennement. C’est la conclusion que tout le monde fait. C’est aussi la conclusion que fait l’expert de l’UE lequel, en réponse à notre question, estime que notre pays pourrait être plus présent. Pour remédier à cette défaillance et mobiliser davantage les responsables des établissements algériens en vue de les encourager à initier des projets avec des universités algériennes ou étrangères, une journée d’étude a été organisée à la Bibliothèque centrale de l’université M’hamed Bougara de Boumerdés (UMBB). Il est presque normal que l’organisation de cette rencontre de haut niveau échoit à l’UMBB, d’autant que l’établissement est l’une des rares universités algériennes à tirer un maximum de projets, 7 de ce processus de mise à niveau. L’Université M’Hamed Bougara est par ailleurs réputée, pour son dynamisme en matière de coopération avec d’autres universités ; locales ou étrangères. Les services de Tairi Abdelaziz, ont donc convié à ce conclave, les vice-recteurs chargés de la coopération de toutes les universités algériennes. Une délégation d’experts de l’Union européenne conduite par Rufio ainsi que les coordinateurs (l’Algérien Allab et le Marocain Ammor) dans leurs pays respectifs de ce programme étaient présents. «Ce n’est pas l’argent qui nous intéresse le plus, mais le plus grand bénéfice de l’ouverture sur d’autres universités qui est plus bénéfique», nous a affirmé le professeur Allab, coordinateur algérien. «Nous avons noté que ce sont les universités marocaines qui sont ouvertes sur d’autres universités qui sont classées au top des établissements universitaires», dira de son côté Ammor. Effectivement, l’UE impose l’adhésion de deux ou plusieurs universités du même pays lorsqu’il s’agit pour elle, de financer un programme à caractère local et de deux ou plusieurs universités dans chaque pays, quand il s’agit d’un projet régional. En dehors des vastitudes de la politique politicienne, il semblerait que la coopération scientifique notamment marche bien avec nos frères et voisins marocains. Les universitaires des deux pays, qui mènent des projets communs dans le cadre de Tempus en sont heureux. Est-ce que la crise économique et financière qui sévit en Europe influera-t-elle négativement sur les programmes de soutien au développement de l’éducation et l’enseignement supérieur ? C’était l’une des questions que nous avions adressée à Philipe Rufion, chef de la délégation de l’UE. Selon lui l’Organisation européenne va certainement restructurer, pour la période 2014/2020, les divers programmes en un grand programme «Effectivement, la crise se traduit par des pressions importantes en matière budgétaire. Cependant, nous sommes raisonnablement optimistes, car l’UE considère que l’éducation est un investissement pour l’avenir », conclura-t-il.
Abachi L.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Abachi L.

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